Vous en avez peut-être aperçu une au courant de l’été : l’Alfa Romeo Giulia 2017 est afin parmi nous, celle-ci étant même secondé depuis quelque temps par le VUS Stelvio qui devrait se vendre davantage (étant donnée la popularité de tout ce qui est utilitaire en 2017).

Jusqu’ici, on ne peut pas vraiment parler d’un succès aux ventes en ce qui concerne la berline sport, elle qui vise principalement les consommateurs intéressés par les BMW Série 3, Mercedes-Benz Classe C et Audi A4 de ce monde. En service depuis l’hiver, la Giulia n’a même pas dépassé le cap des 100 unités vendues par mois au Canada. Et c’est le même constat au sud de la frontière.

Pourtant, s’il y a un élément que maîtrise plutôt bien la représentante italienne, c’est l’aspect « sport » de cette catégorie plus aiguisée de l’industrie. Les connaisseurs savent très bien que la marque est reconnue pour son agrément de conduite à bord de ses véhicules et la Giulia ne semble pas avoir dérogé de cette règle.

En fait, malgré une liste de bolides d’exception, la Giulia que vous apercevez en ce moment se retrouve dans mon top 3 des meilleures voitures essayées cet été. Voici d’ailleurs pourquoi :

Malgré sa robe de couleur gris anthracite, l’Alfa Romeo Giulia est une voiture qui attire l’attention au quotidien. Le nombre de piétons qui ont jeté un second regard à la vue de la voiture est assez impressionnant. La portion avant est particulièrement réussie et ça fait changement des autres berlines de la catégorie.

Êtes-vous surpris d’apprendre que cette berline au pedigree sportif propose une position idéale pour piloter au quotidien? Moi non plus. D’ailleurs, dans le segment, la plupart des voitures font de même.

Plus l’automobile évolue, plus l’expérience de conduite est aseptisée. C’est du moins mon avis! J’ai toutefois pu constater que la Giulia tient à communiquer un maximum d’informations à celui ou celle qui tient le volant. La direction est précise et un brin lourde, tandis que le volant est un charme à tenir entre les mains. Quant à ces palettes de taille extra large, on finit par trouver un malin plaisir à les utiliser.

Malheureusement, je n’ai pu mettre la main sur l’échelon supérieur de la gamme, la version Quadrifoglio qui a dans sa mire la BMW M3 pour ne nommer que celle-là. S’il est clair que cette livrée a été élaborée pour accrocher un large sourire au visage des conducteurs, il n’en demeure pas moins qu’une voiture doit aussi être utilisée au quotidien la Giulia « normale » est plus conviviale.

Même si je dois critiquer la sonorité de la mécanique à l’intérieur de l’habitacle – les
piétons ont droit à un spectacle plus rauque eux –, je me dois d’admettre que le groupe motopropulseur accomplit du bon boulot, et ce, malgré une rétrogradation difficile entre le troisième et le deuxième rapport en mode « Dynamic ».

Grâce à cette molette située non loin du levier de vitesse, il est possible de modifier quelques paramètres de la voiture et ce gadget est d’une efficacité déconcertante… tellement en fait qu’une courte balade d’une heure en mode Dynamic a révélé que la voiture est peu confortable lorsque jumelée avec l’ensemble Sport optionnel qui ajoute des jantes de 19 pouces à l’ensemble. Sur l’autoroute, je recommande plutôt de choisi l’un des autres modes disponibles.

Au final, ce qu’il faut retenir de cet essai mémorable, c’est qu’il existe encore des options de voitures sport captivantes à conduire, et ce, en dépit du fait que le constructeur n’ait pas proposé de boîte manuelle à son catalogue d’options comme c’est le cas en Europe!