La Ville de Montréal sera l’hôte des deux dernières courses de la série Formule E dès ce weekend. Le championnat des monoplaces entièrement électriques est sur toutes les lèvres en ce moment dans la métropole québécoise, la province étant considérée par plusieurs comme le meilleur endroit en Amérique du Nord pour posséder un véhicule électrique.

Même si la fin de semaine risque d’être chargée en émotions et en adrénaline, il n’en demeure pas moins que la Formule E demeure un championnat de sport motorisé encore peu connu de ce côté-ci du globe. Heureusement, le site web officiel propose une section A-Z pour les non-initiés. Évidemment, la retranscrire sur cette page serait une option interminable. Voici donc quelques-uns des points à retenir sur ce cirque électrique qui s’amène à Montréal cette semaine.

Fondateur et chef de la direction de la série Formule E, Alejandro Agag s’est tout d’abord démarqué en politique européenne, avant de se tourner vers le sport motorisé, notamment en acquérant les droits de télévision de la F1, en plus de s’impliquer dans le championnat GP2. Aujourd’hui, il est à la tête d’une des séries les plus en vue de la planète.

La compagnie allemande Allianz est le partenaire officiel du eVillage, un endroit où se tient une panoplie d’activités et de kiosques conçus pour distraire les amateurs durant tout le weekend.

Le constructeur bavarois a annoncé récemment qu’il allait s’impliquer dans une écurie officielle l’an prochain, mais en attendant la venue d’un autre constructeur d’envergure, la division i de BMW est associée à la Formule E pour supporter les activités entourant l’organisation de l’événement. Par exemple, la voiture de tête est une version modifiée de l’exotique i8, tandis que la voiture du directeur de la course et du médecin est une i3. BMW a même pensé à fournir un véhicule d’extraction (en cas d’accident sur la piste), soit un BMW X5 xDrive40e.

La première course de la série Formule E a eu lieu à Pékin le 13 septembre 2014, celle-ci étant remportée par Lucas di Grassi.

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Comme c’est souvent le cas en sport motorisé, un seul manufacturier de pneus s’occupe de fournir toutes les écuries. Dans ce cas-ci, c’est Michelin qui est le partenaire officiel. En ce qui concerne les bolides utilisés en piste, ceux-ci sont équipés du Michelin Pilot Sport EV2, ce pneu de 18 pouces de diamètre étant doté d’une bande de roulement et d’une semelle, ce qui veut dire qu’il est utilisé tant sur le sec que dans la pluie. Aucun changement de pneu n’est toléré durant la course, à l’exception d’une crevaison, tandis qu’un seul train de pneus est autorisé par course.

Que signifie cet acronyme? Ces trois lettres désignent simplement Battery Management System (ou Système de Gestion des Batteries), ce dispositif étant chargé de surveiller les batteries afin qu’elles soient constamment au niveau optimal de performance.

Chaque monoplace compte deux batteries distinctes, une de 12 volts, semblable à celle qui se retrouve dans n’importe quel véhicule moderne, tandis que l’autre, imaginée et assemblée par la firme Williams Advanced Engineering, est plus grosse et d’occupe de la traction. Avec une énergie de 200 kWh, sa puissance totale lors des qualifications est de 200 kW et de 170 kW lors de la course officielle.

Étant donné la durée de vie des batteries pendant la course, les pilotes doivent changer de voiture à la mi-course ou au moment choisi par les stratèges de chaque écurie. En temps normal, une batterie dure environ 25 minutes, la course étant quant à elle disputée pendant 50 minutes. Les écuries doivent donc gérer l’autonomie de chacun des bolides utilisés en piste.

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Qu’est-ce que le « Parc Fermé »? C’est simplement l’endroit prédéterminé par les organisateurs pour stationner les monoplaces après chaque épreuve de manière à inspecter chacune d’entre elles. Une fois que les bolides sont jugés conformes, les résultats de la course sont alors annoncés.

Le tour le plus rapide de chaque épreuve est une manière de progresser au classement, ce privilège donnant un point supplémentaire au pilote qui enregistre le temps le plus rapide… pendant la course seulement!

La firme Williams Advanced Engineering commence de plus en plus à faire parler d’elle, notamment pour son implication dans l’assemblage de l’Aston Martin RapidE. C’est à WAE, une compagnie cousine de l’écurie de F1 Williams, que l’on doit la batterie de traction installée à bord de toutes les monoplaces de la série. Les cellules implantées dans les batteries proviennent quant à elles du fournisseur Xalt Energy.

Dans un effort écologique, les différents véhicules – monoplaces inclusivement – sont rechargés par une génératrice qui carbure à la glycérine, ce qui ne génère presque rien en termes d’émanations toxiques. C’est la compagnie Aquafuel qui est à l’origine de ces générateurs.

Le nom Dallara vous dit quelque chose? Si vous suivez moindrement la course automobile, Dallara est un fournisseur d’envergure en étant impliqué en F1 (avec l’écurie Haas), en Indycar, en GP2, GP3, F3 et F4, lui qui fournit aux différentes écuries le châssis composé d’aluminium et de fibre de carbone.

Par rapport aux F1 d’aujourd’hui, les monoplaces de Formule E sont beaucoup moins puissantes. Lors des séances de qualifications, la puissance est d’environ 270 chevaux-vapeur. En version de course, les bolides développent un peu moins pour conserver une autonomie, soit 230 chevaux-vapeur.

Comme dans toute série de course automobile, certaines écuries sont à surveiller. Après la course de New York, c’est l’écurie Renault E.dams qui trône au sommet avec 259 points, devant Abt Schaeffler Audi Sport (194 pts) et Mahindra Racing (184 pts).

Le championnat de Formule E compte au total 10 écuries. Pour consulter la liste, cliquez ici.

Avant les courses du weekend, c’est Sébastien Buemi qui domine le classement des pilotes, le Suisse ayant déjà été impliqué en Formule Un. Il est également celui qui a remporté le championnat l’an dernier.

Avec son bagage en course automobile, Patrick Carpentier est assurément à sa place en tant qu’ambassadeur officiel de cette première fin de semaine de Formule E à Montréal.

Un autre pilote québécois de renom a même déjà participé à la série Formule E. En effet, Jacques Villeneuve a participé aux trois premières épreuves de la deuxième saison.

Pour vous situer sur le site, voici la carte officielle de l’événement.

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Avant Montréal, la Formule E s’est arrêtée à Hong Kong, Marrakech, Buenos Aires, Mexico, Monaco, Paris, Berlin et New York.

Oui, une application officielle existe et vous pouvez l’obtenir ici.