Il en était déjà question, mais voilà que la promesse de bonifier l’offre des produits revisés par l’aile de performance STi (Subaru Tecnica International si vous préférez) commence à prendre forme, du moins du côté américain, car pour le moment, le marché canadien ne s’est pas encore prononcé sur la venue de ces deux nouvelles éditions plus aiguisées.

Le marché américain aura donc droit à un coupé BRZ tS à raison de 500 exemplaires pour l’année-modèle 2018. Le tS signifie « tuned by STi » et s’adresse aux authentiques mordus de piste, les modifications apportées au coupé BRZ mettant l’emphase sur cet aspect. Il n’y aura donc pas de gain en puissance ou en couple sous le capot, la mécanique 4-cylindres à plat demeurant inchangée.

Par contre, la présence de jantes de 18 pouces allégées enveloppées par des pneumatiques Michelin Pilot Sport 4 devrait garantir une adhérence accrue, tandis que les freins Brembo aux quatre coins ne feront qu’améliorer les distances de freinage. En fait, ce détail devrait donner à la voiture une meilleure résistance en piste, les freins d’origine de la voiture n’étant pas conçus pour un pilotage soutenu. La suspension n’est pas en reste, les amortisseurs et les ressorts provenant du catalogue de la compagnie SACHS. De plus, la rigidité du châssis à l’avant a été améliorée, ce qui devrait optimiser la direction.

Pour la différencier, l’aileron en fibre de carbone entièrement ajustable est déjà un bon indice, mais les bas de caisse ajoutés le sont également. Notez également la présence d’une bande décorative rouge aux deux extrémités, d’un écusson tS et du lettrage, de l’antenne, des miroirs tous peints en noir. Ah oui, les feux antibrouillards ont été enlevés au profit d’un couvercle STi.

Notre essai de la Subaru BRZ 2016.

De son côté, la Subaru WRX STi Type RA (le RA signifiant Record Attempt) est également orientée vers les puristes de la conduite inspirée. L’appellation aurait normalement dû être en l’honneur du record de piste du Nürburgring, mais la dernière tentative du constructeur a échoué, la température étant peu favorable pour un temps de passage optimal. À ce sujet, sachez que Subaru sera de retour sur le circuit allemand au courant de l’été.

Le côté spécifique de cette édition Type RA lui confère donc quelques exclusivités comme une économie de poids, des améliorations à la suspension, mais également un léger gain en puissance. En effet, le moteur 4-cylindres à plat turbocompressé de 2,5-litres de cylindrée livre 310 chevaux-vapeur, ceci étant rendu possible grâce à l’implantation d’une entrée d’air froid et d’un système d’échappement moins restrictif. Les ingénieurs ont également utilisé des pistons renforcés en plus de réviser l’ordinateur de bord. De son côté, la boîte de vitesses manuelle à 6 rapports bénéficie d’une course réduite en plus d’avoir un troisième rapport remanié.

La diète a été réalisée grâce à l’utilisation d’un toit en fibre de carbone, de l’absence d’un pneu de secours dans le coffre sans oublier les jantes BBS de 19 pouces de diamètre enveloppées par des pneumatiques Yokohama Advan. La tenue de route devrait elle aussi être meilleure grâce à des amortisseurs Bilstein et des ajustements spécifiques à ce modèle. Pour la reconnaître, la WRX STi Type RA aura elle aussi des bandes rouges aux deux extrémités de la carrosserie, tandis que l’aileron avant et celui en fibre de carbone sur le coffre vendent la mèche sur la mission première de ce bolide de rallye prêt pour la route.

La commercialisation de ces éditions spéciales va débuter au début de 2018, chaque modèle étant limité à 500 exemplaires. Verra-t-on l’une ou l’autre de ces variantes chez nous? La question mérite d’être posée, surtout en tenant compte du fait que les automobilistes canadiens aiment conduire et apprécient l’écusson STi.

Notre essai de la WRX STi 2016.