Le Festival de Goodwood, qui s’est tenu la semaine dernière en Angleterre, est une fête incroyable qui célèbre l’automobile… et tout ce qui peut rouler avec vélocité. L’un des événements les plus attendus est l’ascension de la colline des terrains où se tient l’événement. Chaque année, quantité de véhicules s’y aventurent dans l’espoir de battre un record dans la catégorie à l’intérieur de laquelle ils concourent.

Par exemple, la tondeuse bionique Honda Mean Mower que nous vous avons présentée il y a quelques jours a été l’une des pièces à s’élancer sur le célèbre parcours.

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De même que la Ford Mustang 1965, vedette de ce billet. Le haut fait d’armes, dans son cas, c’est qu’elle a été équipée de systèmes lui permettant de se déplacer sans l’intervention d’un conducteur.

Cette réalité, en soi, était suffisante pour que la voiture fasse parler d’elle pendant le Festival. Or, c’est plutôt en raison de son comportement erratique qu’elle a retenu l’attention. Il faut lui pardonner, toutefois, car lors de sa conception au début des années 1960, la dernière chose que ses créateurs avaient en tête était certainement qu’elle soit en mesure de s’élancer sans l’aide d’un humain.
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C’est grâce à la collaboration de la firme Siemens et l’université de Canfield que la chose a été rendue possible. La voiture a été pourvue d’une armée de capteurs qui avaient pour mission de travailler de concert avec un système GPS, afin de lui permettre de savoir où elle était située sur le parcours.

Aujourd’hui, les automobiles à conduite autonome connaissent d’avance la route qui s’ouvre devant eux; cette Mustang l’évaluait plutôt au fur et à mesure qu’elle avançait.

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Voilà pourquoi la course du bolide a été aussi erratique. En fait, en observant la vidéo qui nous montre son exploit, on avait l’impression qu’elle était pilotée par un conducteur enclin aux spasmes musculaires.

Conséquemment, le type qui avait la tâche d’être assis derrière le volant a été forcé de prendre le contrôle à plusieurs reprises.

Les responsables ont expliqué que ce n’était pas le système de pilotage automatique qui a fait défaut, mais plutôt un problème rencontré par la servodirection de la voiture. D’autres tentatives ont été réalisées au cours de l’événement et les résultats, bien qu’imparfaits, ont été plus probants.
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Ce qui est intéressant à propos de cet exercice, c’est qu’il nous fait comprendre que nos voitures anciennes pourront, un jour, être adaptées aux réalités contemporaines, qu’on parle de motorisation électrique ou de conduite autonome.

Si l’idée de ne pas entendre le moteur d’une Ford Mustang rugir parce qu’elle aura été équipée d’une série de piles peut nous paraître farfelue, elle est peut-être celle qui permettra à toutes nos belles d’autrefois de survivre et de poursuivre leur carrière sur la route.

Idem pour la conduite autonome. Cependant, sur ce point, parions que les propriétaires vont toujours préférer prendre le volant plutôt que de se laisser mener…