HeapMedia485045
(Crédit : Steve Bouchard, Transport Routier)

Éric Lucas a accroché ses gants il y a déjà huit ans, après avoir connu une prolifique carrière dans le ring.

Ce n’est pas parce qu’il ne fréquente plus assidûment les gymnases que l’ex-champion du monde des poids super-moyens de la WBC reste les bras croisés. Ces dernières années, il s’est notamment impliqué dans la restauration, un domaine qui l’interpellait au plus haut point.

À la suite d’un litige avec Sportscene et La Cage aux sports, l’ancien pugiliste a vendu en 2010 les parts qu’il possédait dans deux restaurants de la bannière, à Granby et à Sherbrooke.

Il y a quelques années, il a ouvert un sympathique café au centre-ville de Magog, où il mettait la main à la pâte sept jours sur sept, en compagnie de sa conjointe.

HeapMedia485048 _(Crédit : Le Reflet du Lac

L’aventure s’est avérée enrichissante, mais il était temps de passer à autre chose.

Aujourd’hui, c’est un nouveau défi qu’il entreprend : celui d’exercer le métier de camionneur.

En entrevue avec Steve Bouchard de transportroutier.ca, Éric Lucas a révélé que cette idée lui trottait dans la tête depuis un bon moment.

« J’ai toujours adoré conduire. J’ai souvent conduit jusqu’en Floride pour les vacances en famille. Quand j’ai habité à Drummondville, j’aimais prendre la route pour aller m’entraîner à Montréal. Je me disais que le camionnage, ça devait être le fun. »

Depuis quelques mois, celui qui soufflera 47 bougies le 29 mai prochain est officiellement routier longue distance pour le Groupe Trans-West.

Avant d’obtenir son permis de classe 1, il a fait ses classes en empruntant la route avec un camionneur professionnel, référé par un ami œuvrant dans le domaine.

« J’ai été tout de suite à l’aise avec la conduite. La marche arrière toutefois, c’est une autre paire de manches. J’ai immédiatement adoré conduire un camion. Ça m’apaise. J’ai attendu beaucoup trop longtemps pour rien. J’aurais dû aller dans le camionnage beaucoup plus vite », a-t-il confié à Steve Bouchard.

HeapMedia485046

Selon ses dires, la longue route correspond exactement à ce qu’il imaginait. Il a développé une belle complicité avec son partenaire de voyage, Dimitri. Le duo s’arrête très peu; pendant que l’un est aux commandes, l’autre peut roupiller à l’arrière.

Éric Lucas a l’intention de cumuler au moins 200 jours de conduite par année. Il entrevoit une semi-retraite dans cinq ou six ans, mais il souhaite conduire un camion durant encore très longtemps. Tant mieux s’il a trouvé sa… route.

_(Source : Steve Bouchard, Transport Routier