«Oubliez les droits de l’Homme. Si je deviens président, ça va saigner.»

Ces paroles dures ont été prononcées par Rodrigo Duterte à plus d’une reprise durant sa campagne électorale présidentielle. C’est d’ailleurs en grande partie grâce à sa position ferme et sans pitié à l’égard des criminels que les Philippins l’ont élu à la tête de leur pays, le 9 mai 2016.

Meurtre, corruption, trafic de drogue… Le président fait tout en son pouvoir pour freiner les hors-la-loi. Qu’ils soient derrière les barreaux ou six pieds sous terre, ça l’indiffère. Pourvu que ceux qui représentent une menace soient hors d’état de nuire.

Au mois de décembre dernier, le puissant politicien a même revendiqué avoir tué des présumés délinquants lorsqu’il était maire de Davao, dans le but de montrer l’exemple aux forces de l’ordre.

Mais Rodrigo Duterte ne fait pas que s’attaquer aux individus. Il s’en prend également à leurs voitures.

Mardi, le président des Philippines a lancé une nouvelle campagne contre la corruption et le trafic illégal de véhicules en supervisant personnellement la démolition de 29 voitures de luxe.

L’opération s’est déroulée dans la cour du bureau des douanes à Manille, la capitale du pays.

Plusieurs Mercedes-Benz, Jaguar et BMW se trouvaient dans le lot, sans oublier une rutilante Corvette Stingray.

La valeur totale des véhicules qui ont été broyés: 1,2 million de dollars.

En temps normal, les bolides saisis sont mis aux enchères. Cette fois-ci, le président a préféré faire un coup d’éclat, tout en spécifiant qu’il débourserait la valeur des biens de sa poche sans problème.

Pendant ce temps, Justin Trudeau faisait la morale à ceux qui utilisent le terme «mankind», alors qu’à ses yeux, «peoplekind» est beaucoup plus inclusif et respectueux…

Pourrions-nous trouver un juste milieu?