La missive adressée à Mary Barra, la grande patronne de GM, est signée de la main de Steven Patrick Morrissey, ex-chanteur et compositeur du groupe The Smiths. Végétarien depuis l’âge de 11 ans, nous apprend Wikipedia, l’artiste britannique est un militant actif pour les droits des animaux. À preuve: son album Meat Is Murder et ses exigences d’interdire la consommation de viande lors de ses concerts.

Dans sa lettre à Mme Barra, Morrissey fait valoir que «l’industrie de l’agriculture animale est responsable de la moitié des gaz à effet de serre». Et que puisque les Chevrolet Volt et Chevrolet Bolt sont commercialisées comme respectueuses de l’environnement, «elles verraient leur attrait augmenter si elles proposaient exclusivement, en option aux revêtements de tissu, des recouvrements de cuir végétal.»

Et ce, «incluant les volants et les leviers de vitesse», prend soin de préciser celui qui est membre de l’organisme PETA.

Cette association People for the Ethical Treatment of Animals vient justement de lancer un documentaire-choc dans lequel sont mis à jour les traitements cruels qui seraient réservés au bétail brésilien fournissant les peaux à l’industrie automobile, chez GM mais aussi chez Toyota et Volkswagen, soit les trois plus importants constructeurs de la planète.

Le reportage (ci-dessous) diffuse des images particulièrement barbares tournées dans une ferme d’élevage pour l’important fournisseur de viande JBS, où l’on voit des bêtes torturées, marquées au fer rouge et électrocutées, avant d’être envoyées à l’abattoir pour y être saignées à mort.

Les journalistes responsables de l’enquête soutiennent que de deux à trois peaux de bête sont nécessaires pour le revêtement de cuir d’une seule voiture conventionnelle, voire jusqu’à trois fois plus pour les modèles luxueux.

Ils affirment par ailleurs que 45 millions de bêtes sont tuées chaque année pour les besoins de l’industrie automobile. Ce qu’a démenti un porte-parole de GM, Nick Richards, interrogé par le magazine Automotive News: «Tous les cuirs utilisés dans nos véhicules sont des sous-produits d’une autre utilisation de l’animal; ces bêtes ne sont donc pas élevées spécifiquement pour leur cuir.»

… l’organisme PETA a déjà réussi à faire bouger les choses en ce sens… chez Tesla, dans laquelle, faut-il le souligner, elle est actionnaire. En effet, en début d’année, le fondateur de l’entreprise électrique californienne, Elon Musk, annonçait, pour son Model X, une option de revêtement entièrement fait de cuir végétal.

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