L’histoire n’est jamais finie, avec Elon Musk. Jeudi dernier, le grand patron de Tesla dévoilait son très attendu camion électrique Semi et, comme si ce n’était suffisant, annonçait – oh surprise – le retour du Tesla Roadster pour 2020.

Et alors, la cyber-planète automobile de s’enflammer pour ce nouveau coupé électrique décapotable à la façon targa – et tout aussi simplement désigné qu’à sa première génération (2008-2012).

Lorsque le web s’est un peu calmé, Elon Musk… en a rajouté: dimanche, il a publié dans son compte Tweeter que l’étiquette de 200 000$US allait acheter la version de base du Tesla Roadster 2020. Et en quelques autres caractères, le gazouillis spécifiait qu’un groupe d’options toutes spéciales allait conduire la voiture à un autre niveau.


Doit-on mentionner qu’avec son 0-60m/h promis en 1,9 seconde, le Tesla Roadster 2020 pourra prétendre au titre de voiture de production la plus rapide au monde – et ce, avec une bonne demi-seconde de marge de manoeuvre?

(Pour le moment, c’est la Porsche 918 Spyder qui détient la marque honorifique, avec le 0-60m/h en 2,2 secondes, tel que mesuré par le magazine américain Car and Driver).

Pour être bien sûr de se faire comprendre de la tweet-o-sphère, Elon Musk a insisté: «Je ne dis pas que ce groupe d’options VA définitivement permettre (au Tesla Roadster) de voler des «short hops», mais peut-être…»

En anglais, «short hops» peut se traduire par sauts de puce ou courts vols.

Puis, de gazouiller une dernière info qui, depuis, a été partagée près de 6500 fois: «C’est certainement possible. C’est une question de sécurité. La technologie des missiles (rockets) appliquée à une voiture ouvre la porte à des possibilités révolutionnaires.»

Rappelons qu’Elon Musk possède – aussi – la compagnie de fusées SpaceX.

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Ce qui peut sembler surréaliste – une voiture qui vole au-dessus des nids-de-poule – n’est cependant pas si fou que ça. De fait, pas besoin d’une science empruntée à la NASA pour concevoir une suspension qui détecte les cahots de la route et qui amorce la réactivité des amortisseurs avant que ne se produise le choc.

Depuis quelques années déjà, les constructeurs automobiles de luxe travaillent à ce que des radars lisent le bitume et permettent aux suspensions d’anticiper les cahots, comme on vous l’expliquait ici pratiquement jour pour jour, il y a trois ans.

Mais cette fois, semble qu’on parle d’une suspension si évoluée qu’elle ferait davantage qu’anticiper: elle survolerait les aléas du chemin. Tiens-toi, les nids-de-poule québécois!

Mais… pas question d’une voiture volante dans le sens strict du terme. Pas plus tard qu’au printemps dernier, Elon Musk confiait à des médias nord-américains d’économie qu’il lui était difficile d’imaginer (!) pareilles solutions automobiles.

Il mentionnait qu’il considérait l’idée très mauvaise, ne serait-ce parce qu’advenant une collision à mi-ciel, les débris qui retomberaient sur terre se transformeraient en guillotine pour le commun des mortels. Quelle considération, de la part de celui qui veut faire voyager les gens par Hyperloop aussi vite qu’à la vitesse du son ou qui veut les envoyer sur Mars!