Peut-être que dans dix ans, plus personne ne conduira, puisque des voitures autonomes nous piloteront du point A au point B. Derrière le volant, nous lirons notre journal virtuel, nous piquerons un somme ou serons libres de texter à volonté.

En attendant, il y a toujours lieu de gâter sa fibre automobile. Et pour 2017, de bien belles carrosseries s’offrent à vous. Voici les six plus belles voitures que vous pourrez conduire – ou pas.

Digne successeure de la Bugatti Veyron, la Bugatti Chiron 2017 promet d’être la première voiture de production de série à offrir au-delà des 1500 chevaux de puissance.

Bon, production de série, il faut le dire vite. Car la voiture dont le nom honore le pilote de Monaco, Louis Alexandre Chiron (1899-1979), s’offrira en quantités décidément très limitées: à peine 500 exemplaires seront assemblés.

Coût de chacun: plus de trois millions de dollars canadiens.

En position centrale de l’hypercar, c’est un moteur W16 de 8,0 litres, secondé par quatre turbos, totalisant 1500 chevaux et 1180 lb-pi de couple, qui activera les quatre roues (motrices). Si l’on se fie à notre expérience au volant de la prédécesseure Bugatti Veyron 16.4 GrandSport Vitesse, voilà qui tiendra plus de la fusée que de l’automobile.

Vitesse maximale qui pourra être atteinte: 426 km/h. Et le 0-100km/h devrait pouvoir être accompli en 2,5 secondes, ce qui en fera non seulement la Bugatti la plus rapide ever, mais l’un des 10 bolides les plus rapides de toute la planète.

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Encore plus exclusive que la Bugatti Chiron (comme si c’était possible…), la Mercedes-Maybach S 650 Cabriolet ne sera produite qu’en 300 unités – et à peine 75 d’entre elles seront destinées à l’Amérique du Nord.

C’est dire qu’au Canada, moins d’une dizaine d’exemplaires trouveront preneur au début de l’été prochain auprès de bourses suffisamment garnies pour expulser un peu plus de 350 000$.

L’étiquette inclura une livrée hyper de luxe du cabriolet deux portes et quatre places basé sur l’actuelle Classe S, avec ses sièges masseurs et ventilés, ses bouches AirScarf disposées à réchauffer jusqu’au cou des occupants, auxquels s’ajoutent des cristaux Swarovski incrustés dans les phares et un dispositif vaporisateur de parfum d’ambiance. Sans oublier, bien sûr, l’ensemble de valises signées.

Celle qui entend se mesurer aux Rolls-Royce Dawn et Bentley GT Speed de ce monde – rien de moins – conserve son V12 bi-turbo de 621 chevaux, signé AMG, pour le 0-100km/h en plus ou moins quatre secondes.

Surtout, l’abondance de chrome à la rétro, l’élégance intemporelle rehaussée de Rouge Zircon et les jantes exclusives Maybach font de la longue voiture de cinq mètres l’une des silhouettes les plus sexy de l’heure.

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Elles seront neuf, histoire de compléter la promesse de 25 unités, promesse qu’un incendie à l’usine britannique de Jaguar est venue briser en 1957.

Et déjà, elles ont trouvé preneur, moyennant 1,6 million de dollars.

Ces Jaguar XKSS dites de Continuation ramènent à la vie l’une des plus belles icônes automobiles: celle considérée comme le premier supercar de l’histoire automobile moderne.

Celle-là même qui, aux dires de son plus légendaire propriétaire l’acteur Steve McQueen, lui a pratiquement fait perdre son permis de conduire à deux reprises – uniquement la première année.

Dix-huit mois de recherche, puis 10 000 heures de travail ont été nécessaire pour que les neuf Jaguar XKSS 2017, utilisant les matériaux et les composantes d’époque, puissent mériter, du registre de certification familial, les numéros de série inutilisés depuis six décennies.

Tout y est, à commencer par la teinte vert Sherwood, les attaches de cuir, le volant de bois (à droite), le revêtement aux sièges et, sous le capot, le moteur six cylindres en ligne (3,4 litres) pour 262 chevaux.

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Dans la même famille britannique, le passé s’oppose de belle façon à la modernité avec, une première pour la marque, l’électrique Jaguar i-Pace.

Bon, pour le moment, il ne s’agit que d’une version prototype, mais la production est assurée pour l’année-modèle 2018.

C’est dire que l’un des grands salons automobiles de l’année qui vient nous livrera la silhouette de série qui, si l’on se fie au designer en chef Ian Callum, ne sera pas bien loin de l’actuelle étude de style.

Et quel style: à l’aérodynamique d’un coupé pulpeux, se marie la devanture qui rappelle l’exotique Jaguar C-X75 qui n’a jamais vu le jour, le tout enrobé dans une robe d’utilitaire musclé.

Pour cette toute première itération électrique de la marque féline, on parle déjà de moteurs à chacun des essieux, assurant la traction intégrale, ainsi que d’une flopée d’accumulateurs lithium-ion parmi les plus performants (90 kWh).

Au menu: 400 chevaux de puissance et 516 lb-pi de couple, le 0-100km/h en plus ou moins quatre secondes et une autonomie électrique d’environ 360 kilomètres.

Bref, de quoi entrer en directe concurrence avec un certain Tesla Model X… et même pas besoin de portières en ailes de goéland pour se faire remarquer.

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Juste à temps pour Noël, les toutes premières Ford GT 2017, avec leur V6 Ecoboost de 600 chevaux et leur étiquette de plus ou moins 500 000$, se sont extirpées de leurs chaînes de montage… canadiennes.

Vous avez bien lu: le super-muscle car américain le plus attendu de l’année, peut-être même de la décennie, est fabriqué – pratiquement entièrement à la main évidemment – par Multimatic, une firme privée établie à Markham, en banlieue de Toronto:

Si vous avez parcouru notre reportage de février 2015, Multimatic, vous la connaissez déjà pour ses collaboration avec Aston Martin (One 77) et Red Bull (les suspensions des bolides F1).

Partenaire avec Ford depuis sa fondation il y a trois décennies, Multimatic a été chargée du projet GT commémorant les célèbres victoires aux 24h du Mans dans les années 1960, au nez et à la barbe de Ferrari.

Des 250 GT annoncées pour la première année et des 250 autres annoncées pour 2018, toutes ont déjà trouvé preneur, dans un processus au cours duquel les acheteurs potentiels devaient écrire à Ford les raisons de leur intérêt.

Le constructeur américain a reçu plus de 6500 lettres…

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Une autre des grandes attendues pour 2017: la Honda Civic Type R. Surtout pour le continent nord-américain, où les «Type R» sont disparues avec l’Acura Intégra au tournant du millénaire…

… et où, doit-on le rappeler, la Civic Type R n’a jamais posé ses pneumatiques depuis la création du modèle de performance en 1997.

Qui aurait cru qu’un jour, on attendrait avec autant d’impatience l’arrivée d’une voiture compacte, de surcroît à configuration hatchback? (Rappelons que seule la variante cinq portes de la Civic, celle construite à Swindon au Royaume-Uni, prend l’ultime livrée.)

Contrairement aux Golf R, Ford Focus RS et Subaru WRX STi, la Honda Civic Type R n’offre pas la traction intégrale. Mais voilà qui se traduit par un intéressant revers de la médaille pour elle: de 2014 à 2016, elle a été la voiture à traction avant la plus rapide sur la boucle nord du célèbre circuit allemand Nürburgring, avec un temps de 7:50.63 minutes.

Ce titre, la 4e génération de la nippone vient de le perdre aux mains de la nouvelle Volkswagen Golf GTi Clubsport S (7:47:19 minutes). Gageons que Honda ne laissera pas passer la chose pour la 5e génération de son pocket-rocket

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