Le Nissan NP300 Navara vient tout juste de révéler, à Bangkok en Thaïlande, sa nouvelle calandre qui fait le pont avec le reste de la famille, de même que son style à la fois macho et plus “urbain”, rehaussé par deux nouvelles teintes (nos photos): Jaune Savannah et Bronze Terre.

Il serait donc des plus logiques que le véhicule livre un bon aperçu de ce que sera – éventuellement – notre Nissan Frontier. Après tout, l’actuelle génération de la camionnette nipponne en est à sa 10e année, sur notre marché.

Et dix ans, dans l’industrie automobile, c’est long; on est vraiment dû pour ce qui sera, si l’on remonte jusqu’au premier ancêtre de 1933, un 12e passage générationnel.

Mais voilà: non seulement le constructeur n’a pas annoncé quand ce Nissan Navara / Frontier débarquera en sol nord-américain, il n’a même pas dit s’il le fera. Du coup, la machine à rumeur s’est mise en branle.

Allons-y d’abord avec ce qui est sûr: pour les marchés où il débarquera d’ici la fin de l’année, le Nissan Navara, du nom de la région espagnole, proposera l’un ou l’autre des quatre cylindres (2,5 litres) diesel ou à essence.

Si les moteurs diesel entendent produire 161 chevaux et 297 lb-pi, voire 188 chevaux et 332 lb-pi, celui à essence reste muet sur ses potentielles performances. Rappelons quand même que l’actuel quatre cylindres livre 152 chevaux et 171 lb-pi.

Rien n’est dit quant à un possible moteur V6 ou, à tout le moins, à de la turbocompression pour donner le change, mais on sait que pour transiger le tout, le choix sera offert entre la boîte manuelle six rapports ou l’optionnelle…

… non, pas une CVT, mais bien une boîte automatique – et à sept rapports, s’il vous plaît. Est-ce que Nissan, le constructeur s’il en est un qui persiste et signe la CVT, se désengagerait de cette transmission “Ski Doo”?

Mais voilà que quelques publications américaines ont eu vent d’un prochain Nissan Frontier qui n’aurait rien à voir avec le nouveau Nissan Navara.

Même que ce Nissan Frontier, au lieu de poursuivre avec l’actuelle plateforme d’assemblage (Alpha-F), pourrait puiser l’ancienne architecture D22, utilisée jusqu’au tournant du millénaire.

Nissan n’aide pas à faire la lumière en énonçant brièvement que “le Navara, conçu pour les marchés globaux, n’indique en aucun temps l’annonce imminente d’un nouveau Frontier pour l’Amérique.”

Mais… de montrer, au dernier salon de Chicago, un prototype de Nissan Frontier Diesel Runner. (Voyez nos photos)

Il s’agissait de tester la réceptivité du public nord-américain envers une motorisation diesel – en l’occurrence, un quatre cylindres Cummins (2,8 litres) au couple dépassant les 350 lb-pi et dont la consommation serait, dit-on, d’un impressionnant 35% plus frugale que l’actuel V6.

Devant l’imbroglio, ne restent donc que les supputations – et permettez-nous de faire les nôtres:

  • soit la rumeur d’un retour à l’ancienne plateforme est un pétard mouillé et, plus tôt que tard, nous aurons pour vous les détails d’un Nissan Frontier 2015, voire d’un Nissan Frontier 2016;
  • soit ce retour aux sources est destiné aux marchés émergents, auxquels Nissan veut accorder à petit prix une variante qui a fait ses preuves;
  • soit, enfin, la rumeur s’avérera et Nissan réservera à “notre” prochain Frontier le même traitement de simplification accordé aux dernières générations de Nissan Sentra et Nissan Versa. Une tendance exacerbée par la Nissan Micra et qui vient de (re)-lancer le bal des voitures sous les 10 000$…

Si ce dernier scénario se concrétise, voilà qui en mettra une très solide dans les dents des concurrents Toyota Tacoma et nouveaux Chevrolet Colorado/GMC Canyon 2015, dont l’arrivée canadienne est prévue cet automne.

Oh, vous a-t-on dit que le duo de camionnettes américaines s’amènera également (2015) avec le quatre cylindres diesel Duramax?