La période maudite, c’est celle comprise entre 17h et 20h, une fois que l’on a reculé nos horloges (ce que l’on fait dans la nuit de samedi à dimanche, ce week-end).

Se penchant sur les accidents avec dommages corporels survenus pendant ces heures de fin de journée, tout au cours du mois suivant le recul d’une heure, la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) enregistre une phénoménale hausse de 25%.

Plus globalement, c’est une hausse de 6% de tous les accidents avec dommages corporels qui surviennent à toute heure du jour et de la nuit, lors des 30 jours suivants le recul de nos pendules.

La SAAQ ne conclut pas que ces augmentations soient nécessairement en lien avec le changement d’heure: «D’autres facteurs, notamment la modification des conditions climatiques, peuvent expliquer ces chiffres,» dit la porte-parole, Mme Audrey Chaput.

Mais c’est logique, comme nous le rapportions l’année dernière, à pareille date, avec des statistiques britanniques.

Car le geste, qui a pour principal objectif de réduire les consommations en énergie, a des effets pervers au sortir du bureau ou de l’école: du jour au lendemain, les automobilistes doivent composer avec une visibilité abruptement réduite aux heures de pointe où, quelques jours plus tôt, il faisait pourtant clair.

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Pressés de rentrer chez eux, trop de conducteurs roulent comme à l’habitude, n’adaptant malheureusement pas leurs manières au volant en fonction d’une obscurité qui les défavorise, autant dans leur vision que dans leur temps de réaction.

Plus que jamais, et surtout si la chaussée humide d’une froide pluie d’automne reflète aveuglément la lumière des réverbères, ils doivent rouler plus lentement et se montrer plus attentifs, en particulier envers plus vulnérables qu’eux: les piétons, les cyclistes, les écoliers.

Petits conseils à ces derniers: portez des vêtements clairs, voire avec des bandes réfléchissantes…

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