L’économie de partage veut qu’un jour, nous soyons plusieurs à posséder une même voiture (mais le voudra-t-on vraiment?). Ajoutez le fait que ce véhicule «de groupe» soit à conduite autonome et vous voilà en train de sauter à pieds joints dans la sphère automobile de demain.

Pour cette époque plus ou moins rapprochée, la compagnie dirigée par Frank Rinderknecht, un Suisse réputé pour ses folies sur quatre roues depuis trois décennies (voyez ses dernières itérations dans notre galerie-photos, soit les Rinspeed Etos, Rinspeed Budii et Rinspeed ExchangE), propose maintenant son Rinspeed Oasis Concept.

Ce prototype deux places porte bien son nom, puisqu’on pourra l’admirer dans le désert du Nevada (Oasis… désert…), à l’occasion du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, du 5 au 8 janvier 2017.

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Cette sorte de mode de transport urbain, 100% électrique évidemment, a une bonne raison d’avoir l’air d’un croisement entre une smart fortwo et un mini-bus: il se veut navette jusqu’au boulot le matin et pour en revenir le soir, mais aussi taxi entre les deux périodes, voire véhicule de livraison en soirée pour, par exemple…

… livrer de la pizza. D’où ce tiroir chauffant (et aussi réfrigérant, si l’on veut plutôt livrer des sushis) que l’on dit intégré à l’espace cargo et qui, comme un sésame protégé, s’ouvre seulement si l’on y «pitonne» le bon code.

Pour faciliter les manœuvres dans la jungle citadine, le Rinspeed Oasis Concept accepte par ailleurs de virer comme sur un dix cents, merci à un système qui le fait tourner sur son axe, un peu comme l’ami robotisé R2D2 de Star Wars (dixit le communiqué corporatif officiel).

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En plus de lui octroyer le pare-brise transformé en écran virtuel, les deux fauteuils qui encadrent une table à café, le téléviseur, les panneaux solaires au toit et tous ces autres éléments associés à la voiture autonome de demain, Rinspeed s’attarde à donner à la désignation du concept Oasis son sens littéral:

Il lui accorde un véritable potager cultivable, tout en haut de la planche de bord, sous les yeux des occupants.

Parce qu’évidemment, lorsqu’on n’aura plus à conduire la voiture qui nous transporte, on voudra faire pousser des carottes…