Dernière heure: le SeaLander vient de recevoir sa certification canadienne, nous dit son distributeur officiel (pour l’Amérique). Un exemplaire prototype se trouve actuellement au Québec, nous devrions pouvoir en faire l’essai – et vous en dire davantage d’ici la fin du mois d’août.

Que diriez-vous de remorquer votre roulotte de la manière la plus traditionnelle qui soit, mais qu’une fois à destination en bord de mer, vous la transformiez en bateau, puis la poussiez à l’eau?

Ne vous suffirait plus que d’extirper son petit moteur hors bord – électrique, bien sûr! – pour ensuite naviguer paisiblement, à plus ou moins 10km/h, vers d’autres belles aventures.

C’est ce que propose le SeaLander, une sorte de bibitte mutante (en quelques simples manoeuvres, promet-on) qui veut combler les nomades, autant ceux de la terre que ceux de la mer.

Capable d’accueillir quatre personnes autour d’une table, la cabine se transforme en lit-couchette pour deux dormeurs, une fois l’obscurité venue.

Imaginez: plus besoin de faire des pieds et des mains pour dégoter un terrain de camping en haute saison touristique. Et bye bye les coûteuses marinas où les embarcations sont amarrées si près les unes des autres qu’elles s’entrechoquent presque.

Au contraire: la seule compagnie pour se faire bercer par les vagues est l’infini du ciel étoilé, qui se laisse admirer à travers les deux grands pare-brise d’extrémité, mais aussi par le toit souple à ouverture panoramique.

Ne reste plus qu’à déployer l’échelle télescopique lorsque la chaleur d’une belle nuit d’été nous donne envie d’une saucette au clair de lune.

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C’est pour son jeune fiston que le designer allemand Daniel Straub, lui-même âgé dans la mi-trentaine, a créé le SeaLander. N’est-ce pas que c’est à la fois le bateau parfait pour jouer au pirate et le tipi idéal pour se réfugier loin de la clameur des villes?

Côté dimensions, cet Atterrisseur des Mers (excusez notre traduction libre…) n’est pas plus large qu’une smart fortwo; et il fait à peine 1,3 mètre plus long, voire un tiers de mètre plus haut que la voiture citadine.

Parce que fabriqué d’une seule pièce – le terme monocoque prend ici tout son sens… – en fibre de verre et autres composites, le SeaLander fait osciller la balance sous les 500 kilos, soit deux fois moins que pour la smart.

De quoi permettre même au plus petit des utilitaires et même à des berlines de catégorie compacte de le remorquer.

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Construit en bordure de la Mer Baltique, dans la ville allemande portuaire de Kiel, d’où origine et vit d’ailleurs encore son créateur, le SeaLander est sur le point d’obtenir les homologations nécessaires pour son importation en Amérique.

Vous voilà prêt à sortir le chéquier? Attention: le module de base, avec ses roues de 13 pouces, ses phares DEL véritablement à l’épreuve de l’eau et… son ancre, débute à 27 270$ canadiens.

Vous souhaitez lui annexer toilette, douche, glacière, BBQ, rideaux, système audio et… jantes d’aluminium? Vous pourriez devoir allonger jusqu’à 15 000$ supplémentaires, au gré des options sélectionnées.

Êtes-vous toujours partants?

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