Le sujet des têteux de la voie de gauche est revenu dans l’actualité ces derniers jours alors que la Sûreté du Québec, en livrant son bilan routier pour la période des vacances de la construction, a mentionné le fait suivant:

Quelque 600 constats ont été décernés en 2017 à ces automobilistes lambineux qui nous font rager en retardant la circulation dans la voie la plus à gauche de l’autoroute.

Vous avez bien lu: 600 contraventions… en une seule année, sur tout le territoire de la SQ.

En comparaison, l’état américain de l’Idaho a émis le mois dernier pas moins de 2500 billets d’infraction pour la chose.

À ce rythme, 30 000 automobilistes auront eu leur leçon à pareille date l’an prochain. Bon, d’accord: 29 000 automobilistes, car certain(e)s ne comprendront pas et se feront pincer deux fois. Que voulez-vous, c’est comme ça dans l’univers de la conduite automobile: certains comportements sont difficiles à changer.

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Reste que l’Idaho a décidé d’agir contre ce fléau – un peu comme l’ont d’ailleurs déjà fait une dizaine d’autres états américains, voire la Colombie-Britannique avec, depuis trois ans, des amendes de 167$ et trois douloureux points d’inaptitude.

Mieux encore: l’Idaho n’a pas fait qu’adopter une nouvelle loi, entrée en vigueur le 1er juillet dernier, et qui interdise aux conducteurs de retarder le flot de circulation en glandant dans la voie de gauche comme des pieds de céleri. Ses policiers arrêtent aussi les fautifs qui se déplacent à une vitesse inférieure à la limite permise.

L’amende est de 90$US. Sachez cependant qu’au Nevada, l’infraction peut coûter jusqu’à 250$ en cas de récidive…

Voilà le genre de mesure qui apporte des résultats. Si la Sûreté du Québec et/ou la SAAQ agissaient en ce sens avec une campagne sérieuse et des actions coordonnées, m’est avis que deux mois suffiraient pour passer le message.

Et savez-vous quoi ? À l’exception de ceux et celles qui se feraient arrêter, personne ne se plaindrait, car il nous est pratiquement tous arrivé de rager derrière un automobiliste qui roule trop lentement dans la voie de dépassement.

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Certes, qu’on agisse envers la vitesse, l’alcool, les textos, le cellulaire et autres distractions au volant, c’est bien. Ces comportements périlleux doivent être surveillés de près et il ne faut en aucun cas relâcher la pression. Les gens doivent comprendre que conduire un véhicule n’est pas un jeu, ni une tâche à prendre à la légère.

Il y a cependant d’autres comportements dangereux auxquels les autorités doivent maintenant s’attaquer. Ceux et celles qui ne savent pas que la voie de gauche sert à effectuer des dépassements (des dépassements: un-point-c’est-tout!) perpétuent cette mauvaise habitude de conduite qui crée des bouchons de circulation, entraîne des réactions agressives de la part des conducteurs qui s’impatientent derrière, voire…

… provoque des accidents lorsque certains tentent de doubler de façon illégale par la droite. (Ou des quasi-accidents, comme dans la vidéo ci-dessous)
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Et savez-vous quoi encore? Pas besoin d’adopter une nouvelle loi ou modifier le Code de la sécurité routière pour ce faire. Comme à peu près tous les codes de la route au monde, la législation québécoise est très claire à ce sujet; lisez les articles 324 et 325 de notre CSR et voyez comme il est interdit, sous peine d’une amende de 30$ à 60$ plus les frais, de circuler dans la voie de gauche.

Sauf pour effectuer un dépassement (ou pour tourner à gauche ou pour éviter un obstacle). Un-point-c’est-tout.

Il est temps qu’on règle ce fléau une bonne fois pour toutes, mais pour ça, on a besoin de l’aide des autorités. On s’en reparle l’an prochain…?