La compagnie Oakland, c’est le bébé d’un dénommé Edward Murphy. Avant de la créer, il avait fondé une entreprise qui concevait des carrioles et il était l’un des stylistes les plus respectés dans le domaine.

Lorsque Murphy se décide à tenter l’expérience dans la nouvelle industrie qu’est l’automobile en 1907, il associe sa destinée à celle de Alanson Brush, un type qui avait entre autres fait ses preuves comme ingénieur chez Cadillac.

C’est ce dernier qui va être au centre de la conception de la première Oakland, qui sera fabriquée vers la fin de l’année 1907. Mais d’abord, elle servira de voiture d’essai, avant d’être finalement vendue à un particulier – le 16 avril 1908. Du coup, et fait amusant: son compteur indiquait alors 5852 milles (9417 kilomètres)…

À ses premiers 12 mois d’opérations, Oakland produira un grand total de 278 véhicules.

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Une année plus tard, la firme passait aux mains de la nouvelle General Motors de William C. Durant.

La compagnie connaîtra des hauts et des bas. Il est convenu de séparer son parcours en trois grandes périodes. D’abord, les années glorieuses, de 1907 à 1917, où Oakland prend son envol et profite des ressources de GM pour se développer.

Viendront ensuite les années tragiques, de 1918 à 1923. Au cours de cette période, les véhicules avancés par la division seront vivement critiqués pour leurs designs insipides, mais surtout, leur fiabilité médiocre. Le tort que fera cette période au nom Oakland va s’avérer fatal.

La dernière période de l’histoire d’Oakland est connue comme la fin amère. Les dommages ayant été faits, il ne semblait plus possible de ramener la bannière au sommet.

Ajoutez à cela que la nouvelle division jumelle Pontiac connaissait beaucoup de succès et que la crise économique est davantage venue nuire à Oakland qu’à Pontiac…

… et vous avez là les raisons qui expliquent pourquoi, en 1931, la marque était sacrifiée.

Si Oakland avait été mieux traitée par GM et avait survécu, serait-elle toujours parmi nous? Et que serait-elle aujourd’hui?