Bien sûr, l’entreprise fondée le 16 février 1852 par les frères Henry et Clement Studebaker ne fabriquait pas de voitures fonctionnant avec un moteur à essence.

Plutôt, son expertise reposait dans l’assemblage de wagons et de carrioles tirés par des chevaux. Son siège social était situé à South Bend, en Indiana, et il le restera jusqu’au démantèlement de la compagnie, un peu plus de 100 ans plus tard.

La firme des frères Henry et Clement, la H & C Studebaker, va faire fortune pendant la Guerre de Sécession (1861-1865). Elle devient alors la principale fabrique de carrioles à travers le monde.

Lorsque l’automobile va faire son apparition, la santé financière de Studebaker est excellente. La compagnie se convertit alors à ce nouveau moyen de locomotion et va devenir l’un des constructeurs indépendants les plus importants.

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Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle va contribuer à l’effort en produisant des avions. Les voitures économiques qu’elle met sur le marché après le conflit lui permettent de connaître du succès avant le début des années 50. Les noms de ces dernières, à consonance très patriotique, l’aidèrent certainement.

Toutefois, les généreuses subventions reçues par les trois grands constructeurs après la guerre ont eu l’effet d’un coup de massue pour les compagnies indépendantes comme Studebaker, qui n’ont tout simplement pas été en mesure de suivre la parade.

En 1954, Studebaker fusionnait avec Packard, mais ça n’allait pas l’empêcher de continuer à enregistrer des pertes au cours des années suivantes. Il y a bien eu un regain de vie au début des années 60 grâce au succès de la Lark, mais ça n’allait pas durer.

En 1966, ironiquement, la dernière Studebaker allait être produite au Canada, plus précisément à Hamilton, en Ontario.