Dans les années qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale, il se vendait principalement en Amérique des voitures de marques… américaines.

Rappelons que les compagnies allemandes étaient étroitement et bien souvent sous le contrôle ou l’œil attentif du vainqueur. Du côté japonais, tout devait aussi être reconstruit. Une compagnie comme Toyota ne faisait que rêver à l’Amérique. Voilà qui laissait toute la latitude aux grands constructeurs américains.

Cependant, le retour graduel de nombreux soldats en sol états-unien s’est accompagné d’un nouveau désir; celui de voir certains types de véhicules aperçus sur le Vieux Continent faire leur chemin de ce côté-ci de l’Atlantique.

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Les constructeurs américains, reconnaissant cela, ont ajusté leurs flûtes. L’arrivée de la Corvette en 1953 en est la preuve. Le public était prêt pour des produits différents.

Tout cela représentait une opportunité pour nombre d’entreprises étrangères. Comme pour Volkswagen qui, dix ans après la fin du conflit meurtrier, non seulement avait repris du poil de la bête, mais faisait un tabac avec deux de ses produits: la VW Beetle et le fameux Type 2 (Combi), dont les premiers exemplaires étaient débarqués en Amérique du Nord en 1949 via l’importateur Max Hoffman.

En 1955, Volkswagen produisait sa millionième voiture et atteignait un objectif qu’elle s’était fixé: celui de produire 1000 véhicules par jour. Le temps était donc venu de s’établir en Amérique du Nord de façon plus permanente.

C’est ainsi que dans la municipalité d’Englewood, au New Jersey, naissait Volkswagen of America – et c’était un 19 avril 1955.