Unique, oui, car on ne parle pas ici d’une simple acquisition du plus fort qui vient sauver le plus faible, comme on pouvait souvent le voir dans les premières années de l’industrie automobile. En fait, il s’agissait davantage d’une fusion que d’un achat.

Le fondateur de GM, William C. Durant, avait été invité à quitter sa propre entreprise par les actionnaires qui n’aimaient pas sa façon de gérer. Après avoir été cavalièrement éjecté, il fonde une nouvelle marque automobile en compagnie de Louis Chevrolet qui va léguer son nom à celle-ci.

Ça se passe en 1911. Cinq ans plus tard, Chevrolet, qui se veut une concurrente de GM, commence à engranger de sérieux profits. William C. Durant, du coup, regarnit ses propres coffres.

À ce moment, l’homme, qui possède toujours des actions chez GM, décide d’en acheter d’autres. Dans un geste visant à reprendre le contrôle de la General Motors, il offre aux actionnaires de GM cinq actions de Chevrolet contre une seule de la future maison mère.

Le contexte économique de l’époque rendait cette offre irrésistible pour les actionnaires de GM.

Grâce à cette transaction, William C. Durant reprenait le contrôle de GM.