En fait, la voiture était remplacée par la Five Hundred qui s’est avérée être un tel fiasco que pour la relancer, Ford a décidé de ramener le nom Taurus en 2007. Ce dernier avait aussi été utilisé pour désigner un véhicule de type multisegment, le Taurus X.

Ironie du sort, l’actuelle Ford Taurus, dont le style nous ramène en 2010, en est à ses derniers milles.

Comme si le nom était maudit.

Ce ne fut pas toujours le cas, toutefois. Lorsqu’on se reporte aux débuts du modèle, en décembre 1985, on réalise que ce dernier a eu un impact majeur sur le destin de Ford à ce moment.

À l’époque, la compagnie éprouvait de sérieuses difficultés. Les prix élevés de l’essence avaient détourné l’attention des consommateurs vers des véhicules plus économiques et les ventes de produits Ford en avaient pris pour leur rhume.

La Taurus, avec son format plus compact et ses lignes très aérodynamiques pour son temps a eu pour effet de ramener les consommateurs dans les salles des concessionnaires Ford. Dès la première année, 1986, quelque 263 000 unités sont produites. Les ventes vont croître de façon annuelle, si bien qu’en 1992, la Taurus devenait la voiture la plus vendue aux États-Unis.

Ce titre, qu’elle avait subtilisé à la Honda Accord, elle allait le conserver pendant cinq ans.

Lorsqu’elle sera redessinée en 1996, le style qui lui sera donné n’aura pas l’effet escompté. Les produits japonais, eux, prenaient du galon et la Taurus amorçait alors sa descente aux enfers.

Ajoutez à cela que la qualité du produit était plus qu’ordinaire pour son temps et vous avez là un autre élément de réponse qui explique sa chute. En fait, au début des années 2000, la plupart des Ford Taurus qui étaient vendues l’étaient à des compagnies de location de véhicules.

En 2006, un peu plus de 20 ans après ses débuts, c’en était fait de celle qui avait, en quelque sorte, sauvé Ford au milieu des années 80.