À l’époque, la publicité parlait d’elle comme de la voiture de l’avenir : « Lorsque vous achetez une Pacer, vous mettez la main sur un produit du futur », pouvait-on comprendre des réclames du temps.

Aujourd’hui, les experts s’entendent : il s’agit d’une des pires voitures de l’histoire de l’automobile.

Comment est-ce que AMC en était arrivée là?

Au cours des années 60, AMC a tenté, tant bien que mal, de livrer concurrences aux trois autres grands manufacturiers américains, soit Ford, GM et Chrysler. Pour y arriver, elle proposait des produits similaires à ses rivaux.

Cette stratégie a failli mener l’entreprise à la faillite. Dans les bureaux, on décida alors d’adopter la philosophie de la différence. À partir de ce moment, AMC n’allait que proposer des véhicules foncièrement différents de ceux qu’avançait la concurrence.

C’est dans ce contexte qu’est née l’idée de la Pacer. Du coup, en pensant à une voiture « économique », on s’assurait de rencontrer les normes environnementales américaines qui s’apprêtaient à entrer en vigueur.

Lorsque la voiture est apparue, elle a eu beau faire sensation auprès d’une certaine clientèle, les critiques ont été sévères. Pour une petite voiture, elle était lourde et elle consommait du carburant de façon éhontée.

Au niveau du style, sa largeur correspondait presque à la moitié de sa longueur, ce qui rendait certaines manœuvres en zones étroites plus difficiles. Pire, la porte du conducteur était plus longue pour faciliter l’entrée et les sorties, tellement que lorsque la voiture était stationnée à la droite d’une rue à sens unique, il était impossible de sortir sans que la portière frotte contre le trottoir, une fois ouverte. Cela forçait le conducteur à s’extirper du côté passager. En Angleterre, cette scène était courante.

Et que dire de la surface vitrée? Est-ce que le terme voiture aquarium vous rappelle quelque chose?

N’empêche, la Pacer fait désormais aujourd’hui partie de ces voitures que l’on aime détester autant que l’on déteste aimer. On en voit de plus en plus dans les rassemblements automobiles, preuve de son immense popularité, 37 ans après sa disparition.

Ah, la nostalgie.