Le portrait a bien changé depuis le 30 mai 1911, date du premier Indy 500, à commencer par celui du circuit d’Indianapolis et des voitures qui tentent de le mater.

À l’époque, la course automobile en était à ses débuts et tout ce qu’on peut s’imaginer à son propos n’était pas encore inventé. Ceux qui y ont donné vie ont été de véritables pionniers.

L’un deux fut Carl Fisher, celui derrière la création de ces 500 milles d’Indianapolis. En 1909, il avait pris la décision de remplacer la surface en gravier de cet ovale de 2,5 milles pour la remplacer par une toute nouvelle faite de briques. Il s’agissait alors du plus gros ovale pavé des États-Unis.

Puis, l’homme prit deux autres décisions d’importance. D’abord, celle de tenir une seule course annuelle sur la piste qui allait prendre le nom d’Indianapolis Motor Speedway, puis de faire de cette épreuve la plus lucrative qui soit.

Un événement qui allait devenir légendaire était né.

C’est grâce à ce concours de circonstances que Ray Harroun, au volant d’une Marmon Wasp, réussit à remporter la première édition des 500 milles d’Indianapolis. Sa vitesse moyenne: 74,6m/h, soit quelques poussières sous les 120 km/h.

Si ça semble peu, un simple regard au véhicule d’alors suffit pour nous faire réaliser que… c’était de la pure folie.

Pire, un mécanicien prenait place à bord avec le pilote, mais alors que ce dernier pouvait s’agripper après le volant, le pauvre technicien n’avait rien pour se tenir en place.

Des ceintures de sécurité? Nous n’en étions pas encore là.

Au fil des décennies, les 500 milles d’Indianapolis ont été le témoin d’événements aussi marquants que tragiques, de même que d’exploits remarquables réalisés par des hommes tout aussi remarquables.

Cette course est l’une des plus prestigieuses qu’un pilote peut remporter au cours de sa carrière, au même titre que Monaco en Formule 1 ou le Daytona 500 en série NASCAR.