En effet, le 4 décembre 1971, le numéro un mondial du temps se voyait « forcé » de rappeler 6 700 000 véhicules en raison d’un problème au niveau des supports de moteur. Nous utilisons le terme forcé de façon sarcastique, car même s’il s’agit d’un rappel volontaire, GM l’avait d’abord contesté.

Le problème, c’est que les supports de moteur en question risquaient de se désagréger, ce qui pouvait entraîner une séparation de ces derniers du moteur. Celui-ci devenait alors sans points d’ancrage sous le capot et lors de certains mouvements, se trouvait à ouvrir les gaz à fond, ce qui provoquait une accélération rapide de la voiture. De plus, l’assistance au freinage n’était plus fonctionnelle, ce qui rendait d’autant plus difficile l’arrêt du véhicule.

En 1971, 172 cas de bris de supports de moteur avaient été répertoriés, ces derniers causant 63 accidents, lesquels se traduisirent par 18 blessures.

Placée devant les faits, GM résista d’abord à rappeler ses véhicules. Edward Cole, le président de GM à l’époque, avait déclaré que ce problème n’était pas plus grave qu’une simple crevaison.

Oui, vous avez bien lu!

Heureusement, le gouvernement ne fut pas d’accord avec cette prise de position. Devant cette réalité, c’est à ce moment que GM décida de volontairement rappeler les véhicules touchés par le problème. On parlait alors d’une quinzaine de produits.

Ironiquement, les supports de moteur ne furent jamais changés. Plutôt, GM fixa le moteur à la cloison pare-feu des véhicules afin d’éviter le mouvement du moteur en cas de bris des supports.

Dans notre galerie photo, quelques-uns des véhicules concernés. Le rappel pouvait toucher des voitures aussi vieilles que 1965.