Il y a 59 ans aujourd’hui, Chevrolet réservait son nom. La voiture allait voir le jour quelques mois plus tard, était promue à une brillante carrière… mais l’a plutôt terminé en queue de poisson avant la fin de la décennie suivante, merci à Ralph Nader.

Bon, qui est Ralph Nader, êtes-vous en train de vous demander?

Né en 1934, l’Américain est, au début de la trentaine, très actif en tant que conférencier, avocat et activiste. Il amorce sa carrière politique en 1964 en tant qu’assistant au secrétariat du travail américain.

C’est à ce moment qu’il va s’impliquer auprès d’un sous comité chargé d’étudier la sécurité dans le domaine des transports, spécialement des automobiles de l’époque. De ses travaux émanera en 1965 un livre intitulé Unsafe at Any Speed (non sécuritaire, peu importe la vitesse).

Dans ce bouquin qui fera marque, Ralph Nader s’attaque à l’industrie automobile, l’accusant de produire des véhicules qui ne tiennent pas vraiment compte de la sécurité de leurs occupants. Le premier chapitre de son bouquin a l’effet d’une massue. Il a pour titre: La sportive Corvair; la voiture qui crée son propre accident.

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L’effet sera dévastateur pour le modèle de Chevrolet. Avant la parution du livre, les ventes étaient très bonnes. Après, elles vont décliner jusqu’en 1969, dernière année de production du modèle.

Les travaux de Ralph Nader ont mené au National Traffic and Motor Vehicle Safety Act en 1966, une loi qui a forcé la création de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) et qui a aussi forcé les constructeurs à accroître les mesures de sécurité dans leurs voitures.

À commencer par l’installation de ceintures de sécurité

Au début des années 70, une étude de l’université Texas A&M s’intéressa au cas de la Corvair et en arriva à la conclusion que cette dernière n’était pas plus dangereuse que ses rivales de l’époque, une fois placée dans des conditions extrêmes.

Malheureusement pour GM, le mal était fait.

Aujourd’hui, le modèle jouit quand même d’une certaine popularité auprès des consommateurs et, tout comme hier, continue d’alimenter les discussions.