Ce février 1989, au kiosque de Mazda, et sans que les observateurs présents au Salon de Chicago ne se doutent qu’ils assistaient à la naissance d’une légende, on levait le voile sur une nouvelle venue: la Mazda Miata.

Celle qui allait un jour abandonner sa désignation «Miata» pour une appellation plus numérique – la Mazda MX-5 – allait connaître une carrière incroyable, carrière qui est d’ailleurs loin d’être terminée.

À preuve: en 2000, le livre des records Guinness l’inscrivait comme le roadster le plus vendu dans l’histoire de l’automobile. À ce moment-là, déjà plus de 530 000 unités avaient été fabriquées.

Si la petite décapotable deux places a fait un tabac à son arrivée sur le marché (plus de 400 000 éditions trouveront preneurs jusqu’en 1997), la recette n’était pourtant pas nouvelle en soi.

En fait, l’idée derrière la Mazda Miata, comme on l’appelait à l’époque, avait été inspirée par les carrières de quelques roadsters anglais de renom, dont les Triumph Spitfire, Austin-Healey 100, MG MGA et surtout, Lotus Elan.

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Si la Mazda Miata a au départ été qualifiée de voiture de femmes, principalement en raison de son allure et du fait que plusieurs hommes s’y sentaient trop à l’étroit, elle est devenue unisexe avec les années.

D’abord, parce qu’on l’a tranquillement fait grossir pour qu’elle puisse recevoir tout le monde, mais aussi parce que le plaisir qu’elle procure derrière le volant est inégalé dans cette fourchette de prix. Et ça, ça fait appel à tous.

La première Mazda Miata était servie avec un moteur 4-cylindres de 1,6 litre, lequel avançait une puissance de 115 chevaux. Ce qui avantageait les performances, c’était le poids minime du bolide, évalué à quelque 890 kilos.

Avec les années, cette approche a été conservée, si bien que la Mazda MX-5 d’aujourd’hui demeure une voiture offrant un intéressant rapport puissance/poids.