Le véhicule que l’on vous présente, l’Asia Rocsta, en est un exemple patent.

Au fil des décennies, il y a eu plusieurs copies du Jeep YJ. L’une des dernières a vu le jour vers la fin des années 80 et la farce a duré jusqu’à la fin des années 90. La farce, oui, car il n’y avait rien de drôle à propos de ce véhicule.

À l’origine, le Rocsta a été construit pour les forces armées sud-coréennes. Son créateur, vous le connaissez très bien, car il s’agit de Kia. Si la firme propose aujourd’hui des produits forts intéressants, il faut se rappeler qu’il y a 30 ans, la qualité était loin d’être au rendez-vous.

Toujours est-il qu’après quelques années de production à des fins militaires, l’idée vient à Asia Motors, qui appartenait à Kia, de commercialiser le véhicule pour le grand public. L’appétit naissant pour les petits VUS en Europe représentait un potentiel intéressant pour l’entreprise.

Ça aurait pu fonctionner, car esthétiquement, le véhicule présente une mine sympathique. Les bonnes nouvelles s’arrêtent là, toutefois. Les mauvaises commencent sous le capot alors que les deux motorisations offertes proposaient à peu près la puissance d’un âne. Concrètement, on parlait d’un 4-cylindres de 1,8 litre archaïque au niveau conceptuel, puis d’un vieux bloc Diesel de Peugeot qui boucanait autant qu’il faisait du bruit.

Une fois au volant, l’expérience était brouillonne. Très brouillonne, pour rester poli. La direction était floue au possible et la qualité d’assemblage était risible. Il n’était d’ailleurs pas rare que des pièces de l’habitacle tombent sans aucune raison. Les plastiques étaient d’une qualité tellement douteuse…

Quant à la rouille, le véhicule avait une espérance de vie de deux ans sans elle.

D’autres irrégularités ? 

La suspension arrière, composée de lames, contribuait à l’instabilité du véhicule et au fait qu’il avait tendance à capoter.

Pour monter à l’arrière, il fallait passer par le hayon et enjamber les sièges arrière… pour y prendre place. Et le niveau de confort de ces derniers était spartiate, au mieux.

Enfin, la position de conduite était atroce.

Si vous souhaitez en trouver un sur le marché, nous vous souhaitons bonne chance, car ils n’avaient pas tendance à survivre très longtemps. Il est cependant possible d’en dénicher, incroyablement, et parce qu’ils peuvent s’avancer hors route, ils valent encore quelques milliers de dollars (3000  $ à 5000  $).