Et sombre est un euphémisme. À l’époque de l’arrivée massive de petites voitures comme la Chevrolet Monza au sein de la famille de produits de la General Motors, tout le monde semblait se chercher. Ce qui ressortait clairement, c’est qu’on était loin d’être experts dans la conception de voitures compactes.

Ainsi, lorsqu’on fait mention d’un véhicule comme la Monza, la dérision s’invite rapidement dans la discussion.

Près de 40 ans plus tard, si on prend bien le temps d’y penser, est-ce que c’était si pire que ça ?

La Monza a fait ses débuts en 1975 en version 2+2. Elle était basée sur la Chevrolet Vega. Mentionnons aussi que la Monza a été proposée de 1975 à 1980, inclusivement.

Ce que peu de gens savent, c’est qu’à l’origine, elle devait être équipée d’un moteur rotatif. Les circonstances en ont décidé autrement (voir article à ce sujet).

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C’est donc avec une mécanique traditionnelle que la voiture a été lancée. Bien qu’elle recevait de série un quatre cylindres, il était possible de lui greffer un bloc V8 de 350 pouces cubes, ce qui lui permettait de se mesurer à la Ford Mustang.

Un des problèmes, c’était qu’elle n’était pas conçue pour la performance. Ses pneus ne faisaient que 13 pouces, ses freins avaient de la difficulté à faire le travail et le châssis peinait à suivre la cadence lorsque le conducteur poussait un peu trop le tempo.

Bref, pour en avoir pour son argent, il fallait y aller de modifications substantielles. Puis, il y avait cette qualité de construction qui était déficiente. Quantité de propriétaires se souviennent qu’à l’époque, leur Monza avait fait l’objet de nombreux rappels.

Malgré quelques tares évidentes, les lignes de la Monza en ont séduit plusieurs à l’époque et encore aujourd’hui, certains s’émerveillent devant sa coupe. Peut-être pas autant que John Z. DeLorean, l’ancien patron de Pontiac, qui avait déclaré que le style de la Monza rappelait celui de la Ferrari 365 GTC/4 du début des années 70.

Chose certaine, le modèle que nous avons déniché dans la région de Los Angeles a toujours bonne mine, malgré ses 38 ans. Certes, sa couleur le rend impossible à ignorer, mais au-delà de ça, son exceptionnelle condition d’origine se laisse admirer. Avec seulement 39 000 milles au compteur, on parle d’une voiture qui a manifestement été bichonnée.

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Un simple regard à l’intérieur nous le prouve ; tout semble impeccable, même si la présentation est plutôt basique. Cette Monza est équipée d’un moteur quatre cylindres et d’une transmission automatique.

Le prix demandé est raisonnable à 5500 $, considérant l’état. En retranchant 1000 $ à ce montant, on se trouverait en présence d’une bonne affaire, encore une fois en raison de la condition du bolide.

Pourquoi? Essayez de dénicher une Monza aussi bien conservée et vous nous en donnerez des nouvelles…