Qu’on se comprenne bien, toutefois. Ce n’est pas parce que la compagnie était peuplée d’incompétents. En fait, DAF, qui a vu le jour en 1928, est toujours active sur le marché. Elle a changé de nom au cours des années 90 pour joindre le giron de PACCAR. Ce qu’il faut plutôt savoir, c’est que son expertise n’est pas reliée à l’automobile, mais aux camions.

Si vous avez déjà circulé en Europe, vous avez déjà vu des camions lourds décorés des lettres DAF à l’avant.

L’expérience automobile, maintenant. Bien qu’elle n’ait pas été couronnée de succès, une voiture a réussi à se démarquer pendant un peu plus de 15 ans, soit de 1959 à 1974.

On fait référence à cette dernière comme la DAF, ou Daffodil. Il y a eu la DAF600, la DAF 750, DAF 30, 31, 32 33, 44, 55 et 66.

Beaucoup de chiffres pour dire peu de choses finalement, car le modèle évoluait timidement d’une année à l’autre.

Néanmoins, une des versions a réussi à se démarquer davantage, soit la DAF 33.

Au total, quelque 300 000 exemplaires ont été produits pendant huit ans.

Au niveau de l’ingénierie, la DAF 33 était fascinante. De petite taille, elle proposait un espace intérieur hyper spacieux. C’était en partie dû au fait qu’elle ne possédait pas
une boîte de vitesses traditionnelle. En fait, son système de transmission se résumait à une série de courroies reliées à l’essieu arrière. Un engrenage utilisant la force centrifuge assurait le lien entre tout ça.

Au niveau de l’utilisation, cette conception conférait une particularité étonnante à la DAF 33; elle pouvait circuler aussi rapidement à reculons qu’en marche avant.

Le problème, c’est que le système était complexe et onéreux. Pour une voiture qui avait la vocation d’être accessible à tous, la décision d’y aller avec ce dernier n’a pas été le geste le plus brillant posé par les penseurs de l’entreprise. Le résultat : rapidement, DAF s’est retrouvée avec une dette importante.

Graduellement, pendant les années 70, Volvo est venue à sa rescousse pour tranquillement en prendre le contrôle.

Pour en revenir à la DAF 33, on raconte qu’elle offrait une tenue de route honnête, mais se montrait fort désagréable à conduire. Mécaniquement, un moteur de 590 cm3 reposait sous le capot. Avec le pied au fond, il était possible d’atteindre la vitesse de 80 km/h.

Sur le marché de la collection, le modèle à deux portes est peut-être le seul d’intérêt, hormis la version familiale. Quant à la valeur, disons que pour 4000 ou 5000 euros, vous obtenez un exemplaire en très bonne condition.