Bien candidement, je dois vous avouer que c’est mon cas. La Plymouth 1971 que vous pouvez voir sur les photos, c’est la mienne et avec l’aide de partenaires, sa remise à neuf a été amorcée jeudi dernier.

Pourquoi restaurer une voiture qui n’est absolument pas recherchée sur le marché et dont la valeur ne risque pas de grimper de sitôt ? Peut-être jamais. La réponse est bien simple et plusieurs se reconnaîtront dans cette dernière ; il s’agit d’un modèle qui a marqué mon enfance.

L’événement a dû se dérouler alors que j’avais sept ou huit ans. Alors que j’étais en visite chez de la famille, je me suis retrouvé devant la télé en compagnie d’un cousin. À la télé était présenté un long métrage. C’était Duel, le premier film réalisé par Steven Spielberg. Le cousin en question avait déjà vu le film quelques fois et s’est empressé de me le faire découvrir. J’ai été littéralement subjugué par l’histoire incroyable de ce démarcheur qui, au volant de sa Plymouth Valiant du début des années 1970, se fait poursuivre par le conducteur sadique d’un camion-citerne.

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Puis, j’ai revu le film à la télé, puis encore, et encore. Depuis le milieu des années 70, j’ai dû le voir une vingtaine de fois, peut-être plus ; toujours avec le même plaisir.

En novembre 2015, après un autre visionnement du film en compagnie d’un ami qui le découvrait pour la première fois, l’idée m’est venue de regarder si, sur le Net, il était possible de retrouver une Plymouth Valiant 1970 ou 1971, le modèle en vedette dans le film. Ma première recherche s’est avérée vaine. Cependant, l’idée a commencé à germer dans mon esprit.

Puis, à tête reposée, j’ai commencé à réfléchir aux coûts d’un tel projet. Sans être stratosphériques, ils exigeaient quand même réflexion. J’ai alors lancé quelques perches à des partenaires rencontrés au cours des dernières années passées à œuvrer dans le milieu automobile. Lorsque j’ai reçu des réponses positives de gens et d’entreprises intéressés à associer leur nom à ce projet complètement fou, soit celui de mettre la main sur un exemplaire et de reproduire le modèle que l’on peut voir dans le film, j’ai commencé mes recherches plus sérieusement.

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Je me suis dit que ça pouvait être long. Comme je le mentionnais plus tôt, les éditions ne courent pas les rues. Des Valiant de ces années-là, ça se vendait comme des petits pains chauds, mais ça se retrouvait aussi à la casse presque automatiquement lorsque leur vie utile était terminée.

J’étais donc paré au pire et j’étais armé de patience. C’était pour prendre le temps que ça prendrait, comme le dit l’expression.

La recherche a duré 45 minutes…

Le modèle que vous pouvez voir était détenu par un type qui réside au Minnesota. Quelques échanges plus tard et avec une armée de photos en ma possession, j’ai contacté celui à qui le projet de restaurer ma voiture sera confié pour lui faire découvrir les photos. Ultimement, c’est lui qui allait prendre la décision en regard de ce qu’il allait découvrir.

Il m’a rapidement donné son OK. La voiture trouvée était saine.

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Ne restait plus qu’à régler les détails.

Et c’est ce qui nous amène à aujourd’hui. Jeudi dernier, la Plymouth entrait à l’atelier de Michel Poulin. Sa remise à neuf était officiellement confiée à son entreprise, R/T Restauration, située dans la municipalité de Beaumont, à l’est de Lévis.

Et dans quel état se trouve le modèle ?

Et bien pour cela, il vous faudra revenir nous rendre visite. De nombreuses mises à jour seront publiées tout au long des travaux, à commencer par un petit résumé, dès la semaine prochaine, de ce qui nous attend lors des premiers travaux.

Un projet complètement fou, mais, oh, combien stimulant !

Comme le dit une autre expression populaire, nous n’avons qu’une seule vie à vivre, n’est-ce pas ?