Crédit photo : Bonham

Cette pièce, ce n’est pas qu’une Pontiac Six 1936. Il s’agit d’une version unique modifiée pour servir de véhicule récréatif à la famille qui en a fait l’acquisition en 1935. Le propriétaire d’alors, un type qui répondait au nom de Dunn, avait fait appel au carrossier constructeur Russell pour qu’il lui confectionne, sur mesure, une véritable maison sur roues.

L’histoire est déjà intéressante en soi, mais ce qui la rend encore plus incroyable, c’est que le véhicule a été livré en Angleterre. En fait, on a livré un châssis roulant, la mécanique et la partie avant ; tout le reste a été dessiné de l’autre côté de l’Atlantique.

Lorsque le véhicule a été livré à la famille Dunn, celle-ci a entrepris un voyage dans le sud de l’Angleterre. Quantité de photos ont été prises lors de ce dernier et de périples subséquents et ces dernières faisaient partie de l’offre lorsque ce véhicule a été offert à un encan tenu par le groupe Bonham.

À l’origine, le véhicule avait été livré kaki. Tristement, on anticipait qu’il aurait du service dans le conflit mondial qui se préparait. Heureusement, cela n’a pas été le cas, ce qui explique son état de préservation incroyable.

Oui, il a été restauré à l’extérieur, car une peinture s’est éventuellement avérée nécessaire. Cependant, à l’intérieur, tout est resté d’origine. On a seulement fait appel à un spécialiste de la restauration du bois afin que les bons produits soient appliqués sur les surfaces, question de leur redonner leur aspect d’antan.

Mécaniquement, le moteur est d’origine et fonctionne à merveille. Au compteur, tout juste moins de 10 000 milles, ce qui est absolument exceptionnel pour un véhicule de plus de 80 ans. C’est attribuable au fait qu’en 1946, M. Dunn a rendu l’âme et qu’à ce moment, son véhicule a été remisé par son épouse. Quelques fois par année, elle s’assurait de faire tourner le moteur afin que ce dernier demeure fonctionnel. Elle l’a fait jusqu’à sa mort, en 1991.

Généralement, on vous présente ce genre de produit alors qu’il se destine à l’encan. Cette fois, il nous est apparu une fois les enchères passées. Ainsi, nous savons qu’il a été adjugé pour la somme de 34 500 euros, soit quelque 56 500 $ en devises canadiennes.

Clairement un investissement… et une incitation à découvrir le camping autrement.