Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué encore, la troisième génération du véhicule utilitaire phare de la marque bavaroise est déjà en vente depuis un certain temps. Le BMW X5 est l’un des premiers VUS à avoir ajouté le mot « agilité » à cette catégorie qui était jadis composée de gros 4×4 plus confortables en conduite hors route qu’en ville. Depuis, le produit ne cesse de s’améliorer avec une expérience toujours aussi exaltante et une gamme des plus étoffées.

La dernière mouture respecte la tradition à ce niveau, le plaisir de conduite étant souvent l’un des arguments qui poussent les consommateurs à opter pour cette marque allemande. Si l’édition xDrive35i – équipée du moteur 6-en-ligne – est tout à fait suffisante pour une utilisation au quotidien, la version xDrive50i – celle qui se trouve sur ces photos – ne fait qu’ajouter au bonheur, et ce, même si la consommation de carburant se fait plus salée.

En fait, c’est à se demander la raison d’être d’un monstre comme le X5 M, un modèle qui est actuellement en préparation. Avec 445 chevaux sous le pied droit, laissez-moi vous dire que les accélérations sont très impressionnantes, même avec une masse de 2336 kg à mouvoir. La boîte de transmission automatique, de son côté, effectue un travail impeccable.

Je me dois également de mentionner la qualité de l’habitacle. Les matériaux et la finition sont en hausse par rapport au modèle sortant, même si l’ambiance demeure familière. Quant au confort des occupants, il n’y a que du bon à redire au niveau de la sellerie et de l’espace.

Si, jusqu’ici, tout semble être parfait dans ce X5 2014, je me dois de mentionner un pépin électronique qui est survenu pendant ma semaine d’essai. En effet, comme pour chaque véhicule mis à l’essai, il est important d’ajuster le volant, les miroirs et la position du siège du conducteur. En quelques secondes, la position de conduite idéale était trouvée. Toutefois, le X5 xDrive50i étant équipé d’une mémorisation des ajustements du conducteur, le volant et le siège du conducteur sont revenus à une position plus dégagée aussitôt le contact du moteur éteint.

Le hic dans cette histoire, c’est qu’à mon retour dans le véhicule, le volant refusait catégoriquement de revenir à une position plus basse. En effet, la colonne de direction ajustable en hauteur demeurait en position surélevée. J’ai essayé à plusieurs reprises de replacer ce dernier à l’aide du levier logé du côté gauche de la colonne de direction, mais rien ne fonctionnait.
Heureusement, l’ajustement en profondeur était toujours disponible.

J’ai donc dû conduire un hot rod de la trempe du BMW X5 xDrive50i avec le volant un peu trop haut. Dans un véhicule qui met l’emphase sur l’expérience de conduite, c’est un peu décevant. C’est ce qui arrive quand il y a trop d’électronique montée à bord. Une traditionnelle colonne de direction manuelle aurait suffi.

Espérons pour le constructeur que cette mésaventure soit isolée, car le dossier de fiabilité de la marque est loin d’être parfait!