Après un faux départ le vendredi 27 juillet, alors que l’affluence a fait planter la plateforme web de la SAAQ consacrée à ce nouveau service, les transactions pour réserver des plaques d’immatriculation personnalisées ont repris lundi matin à un rythme soutenu.

«On savait qu’il y avait un engouement et on s’attendait à une bonne affluence», assure le porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt. Le système de réservation n’en a pas moins craqué sous la pression peu après sa mise en ligne.

La page de commandes est désormais accessible, mais un message y avertit tout de même que des problèmes pourraient survenir au moment où l’internaute effectue sa commande, en raison de l’affluence. Cela dit, le rythme des réservations a beaucoup ralenti depuis la première journée.

À noter que ce service en ligne est l’unique façon de commander une plaque personnalisée. Il est accessible sept jours par semaine jusqu’à 23h, à compter de 7h30 du lundi au samedi et 12h le dimanche.

Si la SAAQ confirme le nombre de plaques réservées et acceptées, elle n’est pas en mesure pour le moment de préciser la quantité de demandes refusées. Faut-il rappeler que la combinaison de caractères que vous souhaitez inscrire sur votre plaque doit répondre à plusieurs exigences.

Non seulement certains types de messages sont proscrits, par exemple s’ils expriment une idée obscène ou l’insouciance à l’égard de la sécurité routière (ce qui a été largement publicisé), mais d’autres restrictions plus techniques sont prévues – moins connues, celles-là.

Ainsi, la lettre O ne peut être utilisée. Si elle se trouve dans la combinaison que vous avez choisie, elle sera automatiquement remplacée par le chiffre 0. Également, dans une combinaison de cinq à sept caractères, un chiffre ne peut être inscrit qu’au début ou à la fin, ou encore dans ces deux positions.

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L’interdiction qui s’avère sans doute la plus frustrante pour les intéressés vise les marques de commerce. Et cela n’inclut pas seulement les noms d’entreprises, mais tout nom enregistré à l’Office de la propriété intellectuelle du Canada.

Ainsi, l’expression BEATLES, que des fans du célèbre groupe auraient sans doute voulu inscrire sur leur plaque, ne peut être utilisée.

La SAAQ recommande d’ailleurs aux intéressés de d’abord vérifier auprès de l’Office si leur choix d’inscription est valable. Le lien internet vers cette banque de données a d’ailleurs été ajouté sur la page d’accueil du service de plaques personnalisées.

Si certaines demandes sont refusées automatiquement, une vérification «humaine» est tout de même effectuée par la suite à la SAAQ. Le cas échéant, le demandeur est avisé par courriel que sa combinaison est refusée.

Il demeure quand même possible de demander une révision de la décision. « Mais ça ne servira à rien si la combinaison souhaitée contrevient aux exigences », admet M. Vaillancourt.

Les plaques personnalisées ne sont disponibles que pour les véhicules de particuliers (voitures de promenade, motocyclettes, scooters, motoneiges, VTT…) et non pour les véhicules commerciaux. Ce qui représente tout de même un potentiel de 5,5 millions de véhicules.

À l’échelle canadienne, la proportion de plaques personnalisées serait de 2 %. Sur cette base, la SAAQ pourrait être appelée à émettre quelque 110 000 de ces plaques « uniques et originales », au goût de leur détenteur. Et selon la société d’état, la rentabilité de ce nouveau service serait atteinte à partir de 23 000 plaques vendues.