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Cette 11e édition de l’opération nationale annuelle Ceinture 2018 était une initiative d’un partenariat formé par l’Association des directeurs de police du Québec, la Sûreté du Québec, le Service de police de la Ville de Montréal, les services de police municipaux, ainsi que la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Si la prévention passait par des messages radiophoniques et des publications dans les médias sociaux diffusés par la SAAQ, les patrouilleurs, eux, ont agi sur le terrain!

Entre le 30 mars et le 5 avril, pas moins de 2200 opérations policières ciblées ont été réalisées sur les routes québécoises. Un accent particulier a été mis dans les régions Chaudière-Appalaches et Centre-du-Québec, parce que de 2012 à 2016, le taux de non-port de la ceinture chez les conducteurs décédés y était plus préoccupant qu’ailleurs.

Le nombre de conducteurs ou passagers pris en flagrant délit de non-port de la ceinture cette année représente une baisse marquée par rapport aux deux précédentes campagnes, également échelonnée sur sept jours. En 2017, 2075 constats avaient été émis, alors que ce nombre avait atteint 2400 en 2016!

On ne peut pas pour autant en tirer la conclusion que la situation s’améliore, souligne la porte-parole de la Sûreté du Québec, Joyce Kemp. Plusieurs facteurs, dont les conditions météorologiques, peuvent en effet expliquer la variation du nombre de constats.

Chose certaine, ces 1800 contrevenants se sont retrouvés avec une amende de 127 $ (incluant les frais), en plus de voir s’ajouter trois points d’inaptitude à leur dossier de conduite.

Et n’oubliez pas que la facture sera plus élevée à compter du 18 mai pour les conducteurs récalcitrants : dans le cadre de la refonte du Code de la sécurité routière, l’amende minimale pour le non-port de la ceinture passera de 80 $ à 200 $!

Sachez aussi que pour un passager de moins de 16 ans, c’est le conducteur qui hérite de l’amende et des points d’inaptitude, si cette jeune personne n’est pas attachée. C’est donc votre responsabilité d’y voir.

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La ceinture de sécurité contribue largement à sauver des vies et à diminuer la gravité des blessures. On estime d’ailleurs que, si tous les occupants d’un véhicule la bouclaient, environ 30 décès pourraient être évités chaque année et le nombre de blessés graves diminuerait de 75.

D’autres constats éloquents :

  • Pour les années 2012 à 2016, environ 30 % des conducteurs et des passagers décédés ne portaient pas leur ceinture. Chez les passagers arrière décédés, le taux de non-port de la ceinture est même de 37 %.
  • Les hommes âgés de 25 à 49 ans sont particulièrement nombreux parmi les personnes décédées qui ne portaient pas leur ceinture.
  • Le taux de non-port de la ceinture augmente au fur et à mesure que la nuit avance. Il est souvent associé à d’autres comportements tels que la consommation d’alcool. D’ailleurs, plus le taux d’alcoolémie augmente, plus le port de la ceinture diminue…

La mise au point de la ceinture de sécurité remonte à la fin des années 1950. On doit le système de la ceinture en trois points à un ingénieur suédois, Nils Bohlin, qui oeuvrait chez Volvo. Son « invention » s’est vu accorder un brevet américain en 1962. Quatre ans plus tard, les États-Unis obligeaient les constructeurs automobiles à installer des ceintures dans tous leurs véhicules…. Sans pour autant forcer les occupants à s’attacher!

Au Québec, le port de la ceinture, par le conducteur et le passager avant, est obligatoire depuis 1976. Ce n’est que depuis 1990 que les passagers arrière doivent aussi s’attacher.