Ils sont venus des quatre coins d’Europe avec leur Microbus pour prendre part au Festival d’été Bulli du 3 au 6 août, une grande fête organisée en plein air à l’Allerpark, un complexe récréotouristique de Wolfsburg, en Allemagne. Un événement qui a pris fin, par ailleurs, à l’usine Volkswagen de Hanovre, qui assemble ces véhicules utilitaires, aujourd’hui appelé Transporter, depuis leur création, il y a une soixantaine d’années.

Bulli, c’est le surnom que donnent les Allemands aux chiens bouledogue, mais aussi au Microbus puisque lui aussi a un « museau » plat. Les Français, eux, utilisent plutôt le terme Combi, une déformation d’un autre surnom allemand, Kombi, diminutif du mot Kombinationskraftwagen (qu’on pourrait traduire librement par « véhicule tout usage »).

Pour créer l’atmosphère décontractée qui plaît tant aux fanatiques et propriétaires de… Bulli, les organisateurs de cet événement annuel ont fait appel à un grand nombre d’artistes de partout, dont le trio Jon et Roy de Victoria, en Colombie-Britannique, connu pour son folk rock et son reggae, mais aussi le groupe pop Marquess originaire de Hanovre, un choix tout naturel.

Les participants ont pu admirer un grand nombre de ces véhicules lors d’une exposition baptisée « Show’n Shine », où les propriétaires partageaient à loisir, dit-on, les anecdotes relatives à leur Bulli, car chaque véhicule a sa propre histoire.

Enfin, un incontournable défilé ralliant Wolfsburg et Hanovre, et réunissant plus de 350 Bulli, a clôturé cette édition 2017 du festival.

Le président de la division Volkswagen Véhicules Utilitaires, Eckhard Scholz, a mené ce cortège jusqu’à l’usine au volant de son propre Bulli de première génération, un modèle 1965 deux tons cumulus blanc et aquamarine animé par un 4-cylindres à plat refroidi à l’air de 44 ch monté à l’arrière.

« Ce fut une expérience fantastique de se diriger vers le site de production de Hanovre accompagné de fiers propriétaires de VW Bulli pour fêter la clôture du festival d’été, qui compte toujours plus de participants », a dit M. Scholz.

« Les Bulli sont plus qu’un moyen de se rendre d’un point A à un point B. Ils apportent le sentiment d’avoir adopté un style de vie merveilleux, qui vous suit en permanence – et à travers toutes les générations du véhicule. Ce sentiment de décontraction c’est ressenti durant toute la durée du festival. Ce fut tout simplement charmant. »

Selon le pays et l’époque, on a connu ce véhicule sous le nom (ou surnom) de Minibus, Microbus, Bus, Kombi, Combi, Samba, Bulli, Vanagon, Caravelle, Multivan, Westfalia, Eurovan et quoi encore. Mais à ses débuts, on l’appelait tout simplement Type 2 puisqu’il s’agissait du second véhicule de série produit par Volkswagen au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le Type 1 était la Coccinelle, évidemment.

L’appellation Transporter sera adoptée par la suite pour désigner les nouvelles générations de ces véhicules, mais aussi attribuée rétroactivement par les historiens et fanatiques aux plus vieux exemplaires de la génération initiale.

Présenté en 1947, le Type 2 n’a été mis en production à l’usine Volkswagen de Wolfsburg que trois ans plus tard.

Lorsque le cent millième Bulli est sorti de la chaîne d’assemblage, en 1954, il est clair qu’il avait besoin de sa propre usine, les capacités de production de Wolfsburg n’étant plus suffisantes pour répondre à la demande. À l’époque, on en fabriquait 80 par jour alors qu’il en aurait fallu 330 !

Le 8 mars 1956, c’est dans une usine neuve construite à Hanovre que la production de ce véhicule est déménagée et se poursuit aujourd’hui encore, après que six générations de Transporter s’y soient succédé.