Des experts affirment que des automobiles volantes sillonneront le ciel d’ici cinq à dix ans. Les dirigeants de la société slovaque AeroMobil semblent prêts, eux, à devancer cet échéancier en livrant la leur dès 2020.

Voilà ce qu’a affirmé Juraj Vaculik, cofondateur et chef de la direction d’AeroMobil, une entreprise établie à Bratislava, en dévoilant le prototype de présérie AeroMobil version 4.0 au salon Top Marques de Monaco, le 20 avril dernier.

Une fois la conférence de presse terminée, le constructeur a même ouvert son carnet de commandes pour recevoir des réservations pour les premiers exemplaires de cet aéronef qu’on nous promet d’ici trois ans — moyennant un acompte d’une valeur qui n’a pas été divulguée publiquement. Car, il faut le préciser, l’AeroMobil ne sera pas la voiture volante du peuple. Elle coûtera entre 1,2 et 1,5 million d’euros (entre 1,8 et 2,1 millions de dollars), nous apprend M. Vaculik.

L’AeroMobil a un petit habitacle biplace. Sa carrosserie (ou carlingue, c’est selon) et ses roues sont faites de matériaux composites. Sa longueur totale atteint 6 m, soit l’équivalent d’une camionnette Chevrolet Silverado à cabine double et caisse longue.

Ses ailes se replient le long de ses flancs comme celles d’un coléoptère. Trois minutes suffisent pour transformer le véhicule routier en aéroplane à hélice arrière, alors que les ailes se déploient pour atteindre une envergure de 8,8 m.

Elle a une masse maximale au décollage de 960 kg et ne nécessite que quelques centaines de mètres pour décoller.

Le moteur Rotax 912 à essence attribué au prototype antérieur, l’AeroMobil version 3.0, a cédé sa place à un 4-cylindres turbo de 2,0 L de type « boxer ». En vol, l’AeroMobil disposerait d’environ 300 ch et son autonomie pourrait atteindre 750 km.

Sur route, le moteur à essence se transformerait en génératrice pour alimenter deux moteurs électriques et constituer un groupe motopropulseur hybride entraînant les roues avant. Produisant une puissance nette de 110 ch, ce groupe permettrait à l’AeroMobil d’accélérer de 0 à 100 km/h en 10 s, d’atteindre une vitesse de pointe de 160 km/h, en plus de consommer une moyenne de 4,2 L/100 km.

Naturellement, pour en prendre les commandes de ce véhicule, il faudra un permis de conduire, de même qu’une licence de pilote.

Fait à noter, le constructeur a prévu un dispositif de parachute de cellule destiné à ramener l’AeroMobil au sol en cas d’avarie.

Rappelons que l’AeroMobil n’est pas la seule voiture volante au stade du développement en ce moment. La PAL-V Liberty néerlandaise, qui était également en vedette au salon Top Marques, devrait être commercialisée à partir de 2018 à un prix de 299 000 euros (un peu moins de 415 000 $).

Pour sa part, la société étatsunienne Terrafugia prépare deux véhicules volants : la Transition, qui nécessite une piste pour décoller, et la TF-X, une auto volante à décollage et atterrissage verticaux.