La Dragonfly, c’est l’automobile réinventée grâce à une motorisation qui se veut moins polluante et un dispositif qui, lui, contribue à dépolluer l’air ambiant. Cette voiture « verte » de conception inusitée a été présentée aux visiteurs du Salon de l’auto de Genève, au début du mois.

Mise au point par la société Catecar Industries SA établie dans la petite ville de Tour-de-Peilz, en Suisse, la Dragonfly (qu’on aperçoit au Salon de Genève sur les photos de cette nouvelle) est une voiture hybride rechargeable utilisant une motorisation mixte semblable à celle d’une Chevrolet Volt.

Elle est donc animée par un moteur électrique de 7 à 11 kW (selon le modèle) alimenté par une batterie qui, lorsque sa charge atteint un seuil minimum, peut être rechargée en roulant par un moteur à essence de 14 ch servant de génératrice.

La conception de cette voiture lui donne cependant des cotes d’autonomie différentes de celles de la Volt. Dans le but de minimiser la masse de la Dragonfly, qui ne pèse que 560 kg, ses concepteurs l’ont doté d’une batterie qu’ils n’hésitent pas à qualifier de petite. Sa capacité étant déterminée par les besoins de l’automobiliste, elle ne pèse pas plus de 100 kg.

Chargée par des capteurs solaires couvrant le toit de la voiture, cette batterie procure tout au plus 20 km d’autonomie, ce qui suffit à un usage urbain quotidien dans certains cas. Cependant, avec un réservoir de 15 L d’essence, le moteur thermique serait en mesure de pousser l’autonomie jusqu’à 1 000 km.

Cette combinaison permet « d’affranchir la Dragonfly de toute dépendance à un réseau électrique », affirment ses concepteurs qui la destinent, entre autres, à « des îles et des continents comme l’Afrique, qui ne seront pas munis de bornes électriques avant longtemps. »

Pour la Dragonfly, le qualificatif de voiture verte ne se limite pas à sa motorisation. Son châssis en aluminium est habillé d’une carrosserie à base végétale légère, résistante et biodégradable. Composée de lin, elle est fabriquée selon la technologie à renfort brevetée appelée PowerRibs développée par la société suisse Bcomp SA de Fribourg.

Cette voiture est également munie d’un filtre conçu pour capter les particules fines en suspension dans l’air. Ce dispositif, qui fonctionne 24 heures sur 24, fait partie de la dotation de série et il traite entre 30 et 100 m3 d’air ambiant, ce qui, selon le constructeur, correspond au nettoyage quotidien de 3 à 12 appartements de 75 m2.

La Dragonfly est la seconde voiture hybride rechargeable à carrosserie végétale présentée par Catecar. En 2012, cette petite entreprise suisse avait livré le premier exemplaire d’une voiturette biplace nommée Tarmac à l’Aéroport de Genève pour y être testée (photo ci-dessous). Puis, en 2014, le constructeur avait annoncé que cette voiture serait produite en série en Tunisie. Mais ce projet n’aurait vraisemblablement pas abouti.

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