Le ministre des Transports du Québec André Fortin vient d’en faire l’annonce officielle, précisant que «l’objectif est d’offrir aux usagers de la route des lieux attrayants pour faire des pauses sécuritaires, afin notamment de contrer la fatigue et les distractions au volant».

Compte tenu de la vétusté des installations actuelles, ces projets, qui nécessiteront des investissements totalisant 33,5 millions $, étaient attendus depuis longtemps.

Les travaux commenceront dès cet automne à la halte de Villeroy, la plus achalandée de la région du Centre-du-Québec avec près de 4000 visiteurs quotidiennement en saison estivale. Ce sont les installations du côté ouest de la 20 qui feront l’objet de travaux.

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Soulignons que du côté est, la halte routière gouvernementale a fermé il y a quelques mois pour faire place à une nouvelle aire de service privée projetée par la firme Immobilier KMD.

Baptisé SILOO, ce projet à la veille d’être mis en chantier comportera une station d’essence, des restaurants et des activités récréatives sur le thème de la ferme.

À Lavaltrie, la construction d’un nouveau bâtiment à l’aire de service du Point-du-Jour s’amorcera le printemps prochain. Ce lieu jadis fort achalandé a périclité ces dernières années avec la fermeture du dépanneur, de la station d’essence et du restaurant.

Actuellement, on n’y trouve qu’un stationnement, des toilettes chimiques et une borne de recharge pour véhicules électriques.

L’aire de service Le Domaine, dans la réserve La Vérendrye, sera relocalisée plus près de la route 117. Transports-Québec est actuellement en quête d’un terrain. Les installations actuelles sont sous la responsabilité de la SEPAQ, qui ne souhaitait toutefois plus assurer ce service.

Enfin, la halte Jardin-de-Napierreville à Saint-Bernard-de-Lacolle, près de la frontière américaine, sera également relocalisée. Ces deux derniers projets seront complétés en 2020.

Un nouveau concept architectural, qu’on peut admirer sur la vidéo ci-dessous, sera mis de l’avant dans ces quatre emplacements. Les bâtiments à l’allure moderne profiteront d’une vaste fenestration et afficheront la certification environnementale LEED.
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Ouverts 24 heures par jour, 365 jours par année, ces haltes routières offriront des services de base gratuits tels que l’eau potable, des toilettes, une salle d’allaitement, une salle de repos intérieure, un parc à chien, une aire de jeu extérieure et des bornes de recharge pour véhicules électriques.

Des haltes-texto et zones Wi-Fi sont aussi prévues là où la technologie le permet.

On a également pensé aux conducteurs de camions lourds qui trouveront dans ces nouvelles haltes routières des aires de stationnement dédiées à leurs véhicules et plus vastes. Des douches leur seront mêmes réservées.

Selon l’intérêt du marché, une offre commerciale étendue, incluant restaurant, station-service et dépanneur, pourra se greffer aux nouvelles infrastructures.

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Contrairement à certaines aires de service réalisées dans le passé, les quatre projets tout juste annoncés ne s’effectueront pas en partenariat avec des promoteurs privés – et seront donc gérés par le ministère des Transports.

En 2008, Québec avait conclu une entente avec une société immobilière pour la rénovation de sept installations du genre et leur gestion pendant 30 ans.

L’aventure a cependant mal tourné et l’entreprise a dû se mettre sous la protection de la Loi sur les faillites, en plus d’intenter des procédures contre le gouvernement. En attendant l’aboutissement de ces procédures, ces aires de services sont gérées par un séquestre.

Le réseau québécois de haltes routières comprend actuellement neuf aires de service, 17 haltes routières permanentes, 30 haltes routières saisonnières et cinq aires de repos pour camionneurs, en plus de 39 villages-relais, des municipalités qui offrent, selon une charte de qualité et avec l’aide de leurs commerçants, une diversité de services et un lieu d’arrêt agréable et sécuritaire.