L’Environmental Protection Agency (EPA), l’équivalent de notre ministère de l’environnement aux États-Unis, avait laissé entendre l’an dernier que les nouvelles règles qui entreraient en vigueur pourraient forcer l’utilisation de moteurs à indice d’octane plus élevé afin de réduire les émissions polluantes. Un indice d’octane supérieur signifie que les moteurs peuvent fonctionner avec des taux de compression plus élevés. La puissance supérieure obtenue avec ce processus permettrait aux manufacturiers d’offrir des moteurs de plus petite cylindrée encore, donc moins polluants.

De leur côté, les manufacturiers demeurent discrets sur la question, sachant très bien que l’arrivée de moteurs exigeants de l’essence supérieure à celle présentement proposée sur le marché se traduira par une hausse importante des prix à la pompe.

Selon le Detroit Free Press, les ressources allouées à la confection de ces nouveaux moteurs sont de plus en plus importantes à travers l’industrie.

Autrement dit, ce n’est pas une question hypothétique, mais une question de temps.

David Brooks, le directeur de la recherche sur les systèmes d’entraînement chez GM, a mentionné récemment qu’un indice d’octane de 114 serait l’idéal. Il a du même élan avoué que les coûts de cette essence ne seraient pas viables pour l’industrie. Présentement, ce type d’essence n’est utilisé qu’en course automobile.

Il ne faut pas s’attendre à des changements importants d’ici la fin de la présente décennie, mais une fois les années 20 entamées, la conception de ce type de moteurs sera à surveiller si les normes CAFE (Corporate Average Fuel Economy) prévues pour 2025 demeurent les mêmes.

Si la nouvelle n’annonce rien d’intéressant pour le portefeuille du consommateur, elle pourrait s’avérer très salutaire pour le marché de la voiture électrique. En fait, c’est peut-être de ce genre d’électrochoc dont les gens ont besoin pour faire le saut, d’autant plus que d’ici quelques années, l’offre électrique sera encore plus étoffée à travers l’industrie.