Uber, le géant du ridesourcing, veut vous retirer le droit de posséder une voiture.

Non seulement la startup à la plus importante capitalisation du monde veut éliminer le conducteur de derrière le volant, mais en visant pareil monopole de nos futurs besoins en transport, la compagnie cherche en parallèle à interdire la propriété automobile privée – que ladite automobile soit autonome ou pas.

Oh, bien sûr, c’est le bien de l’humanité qui est invoqué dans cette nouvelle initiative d’Uber. Désignée Principes de mobilité partagée pour des villes durables, elle explique que non seulement – et uniquement les voitures autonomes n’émettant aucune émission polluante devraient circuler dans les métropoles, mais – et c’est la grande nouveauté: qu’elles devraient être opérées en exclusivité par des compagnies d’autopartage.

Oui, oui, vous avez bien compris: prenez la domination dont profitent actuellement les Google et Facebook sur la planète numérique et… substituez-la à l’industrie du transport. Vous avez là un monopole qu’Uber, mais aussi Lyft et ZipCar apprécieraient.

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À la même heure, même page la semaine dernière, nous vous rapportions que Volkswagen avait testé l’impact des émanations de diesel en asphyxiant dix singes pendant quatre longues heures alors qu’ils étaient emprisonnés dans une chambre hermétique. Évidemment, le cyber-espace a explosé d’indignation.

Nous vous rapportions également qu’Elon Musk, le créateur de Tesla, se lançait dans les… lance-flammes, mais ça, c’est une autre histoire. (Remarquez, ça s’est poursuivi cette semaine avec la cyber-pré-vente de 20 000 unités, à 500$US pièce s’il vous plaît, de ce qui, désormais, sera plutôt nommé, léglislation oblige: Ceci N’est Pas un Lance-Flame – Not A FlameThrower.)

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Mais revenons à nos… singes, pour dire qu’encore cette semaine, les dix chimpanzés gazés par un groupe de recherche commandité en 2014 par Volkswagen sont de retour dans l’actualité, cette fois au profit de… Volkswagen.

Croyez-le ou non, les avocats du constructeur allemand prétendent maintenant que la nouvelle de la torture subie par ces pauvres primates serait préjudiciable aux jurés de certains procès sur le point d’être intentés aux États-Unis.

Il faut savoir que si la plupart des automobilistes américains propriétaires de VW TDI ont accepté de participer au règlement-phare de 2016, quelques-uns ont plutôt choisi la poursuite privée – la première, selon Automotive News, devrait débuter le 26 février prochain.

La firme allemande a donc demandé à un juge en Virginie d’accorder un délai de six mois avant la poursuite des choses, le temps de permettre à cette controverse sur les singes «gazés» de… s’évaporer.

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Il s’avère que les singes n’ont pas été les seuls êtres vivants testés par le Groupe européen d’études scientifiques pour l’environnement, la santé et les transports (EUGT): des humains l’auraient aussi été, rapporte la publication Stuttgarter Zeitung, elle-même citée par la bible Automotive News.

Le groupe de recherche commandité par des constructeurs germaniques, dont Volkswagen, a cette fois demandé à l’hôpital universitaire d’Aachen, en Allemagne, de mener une expérience sur 25 personnes. Certes, ces «sujets» n’ont pas été asphyxiés au diesel, comme les singes de notre précédente nouvelle, mais ils ont quand même reçu une dose d’oxyde d’azote – une composante des émanations du carburant – et ce, pendant trois heures.

En conférence de presse, le directeur de l’établissement de santé, Thomas Kraus, s’est défendu: «La concentration d’oxyde d’azote a été très faible, par conséquent sans danger pour les personnes testées, et nous avons par ailleurs utilisé des équipements très sensibles pour détecter d’éventuelles réactions respiratoires.»

Et d’insister: «Ce sont là des réactions du système immunitaire qui peuvent être mesurées avec une méthodologie très précise, et parce qu’elles sont rapidement réversibles, elles ne posent aucun danger pour le patient.»

Kraus a néanmoins affirmé que son université n’avait aucune idée des tests menés en 2014 sur des singes avant que cet autre chapitre du Dieselgate ne fasse la manchette la semaine dernière. Et il a tenu à dire que «rétrospectivement, c’est le comportement de l’EUGT qui est problématique.»

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Qui savait que Lotus fabriquait encore des voitures? Mieux encore: qui savait que Lotus concevait de nouvelles voitures?

C’est pourtant le cas: selon Automotive News, Lotus, acquise en mai dernier par la chinoise Zhejiang Geely Holding – qui possède également Volvo et la London Electric Vehicle Company – lancera deux nouveaux bolides sport d’ici 2020. Il est même dit que le constructeur désormais sino-britannique bosserait sur son tout premier véhicule utilitaire sport.

L’une des deux voitures sport serait assemblée sur la plateforme actuelle de Lotus qui mise sur de l’aluminium soudé, mais la seconde, qui sera évidemment plus dispendieuse à l’acquisition chez les (rares) concessionnaires de la planète, misera plutôt sur la fibre de carbone, une architecture propre aux supercars.

Quant au premier SUV pour Lotus, aucun nom n’est encore soufflé entre les branches de la rumeur. Cela dit, le PDG Jean-Marc Gales espère qu’à l’instar des Cayenne, Levante et Bentayga chez les Porsche, Maserati et Bentley de ce monde, l’utilitaire sport aidera Lotus à franchir le cap des 10 000 unités cédées annuellement.

C’est six fois plus qu’à l’heure actuelle. Bon an, mal an, le constructeur fabrique 1600 voitures, une production répartie entre le modèle d’entrée de gamme Lotus Elise, la spécialiste en piste Lotus Exige, de même que la Lotus Evora, la prétendue Gran Turismo de la famille.

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Crédit: PcAutocom.cn

Encore cette semaine, nous avons dû vérifier notre calendrier deux fois plutôt qu’une, histoire de nous assurer que nous n’étions pas déjà rendus, sans le savoir, au 1er avril.

Eh bien non, ce n’est pas un poisson d’avril: Scott Speed, cet ancien pilote de Formule 1 et de NASCAR, qui plus est champion actuel du Red Bull Global Rallycross, a été banni de l’iRacing.

Vous n’avez jamais entendu parler de l’iRacing? Ne vous en faites pas: ce n’est qu’un jeu vidéo.

Oh, mais attendez: il s’agit d’un jeu d’ordinateur superbement sophistiqué, d’ultra haute définition et, donc, si réaliste que nombreux sont les (vrais) pilotes des différents (vrais) championnats mondiaux qui y recourent, afin de pratiquer leurs (vrais) talents sur des circuits inconnus.

Cela dit, reste que l’iRacing met en scène un ordinateur – plutôt qu’un vrai moteur – et un écran – plutôt qu’un vrai circuit.

La transgression de Scott Speed qui a mené à son bannissement pour une période non spécifiée? Délibérément saboter la course d’un autre concurrent numérique. Comment dans: j’te rentre dedans, mon “?$*(/$&(* !

Mais peut-être que la vedette des (vraies) pistes avait une bonne raison pour agir de même. Steve Myers, le producteur exécutif (!) d’iRacing, a affirmé à la publication The Drive que l’Américain aurait pu être, comme bien d’autres pilotes célèbres du (vrai) monde, une cible privilégiée par les concurrents virtuels.

Ces derniers l’auraient donc – oh, peut-être juste un peu… – «aiguillonné», l’incitant à pareille vengeance destructrice – mais combien virtuelle – que l’on peut apercevoir dans la vidéo YouTube ci-dessus.

The Drive rapporte par ailleurs que Scott Speed pourrait avoir définitivement mis fin à sa carrière de pilote virtuel: son bolide de course – pardon: son ordinateur et son écran sont à vendre…

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