Le spécialiste britannique des aspirateurs sans fil et des séchoirs à cheveux Dyson franchit une nouvelle étape dans son projet de fabrication de véhicules électriques. Il vient d’annoncer la construction d’un circuit d’essai qui servira à ces véhicules à son centre de recherche de Hullavington, en Angleterre.

Construites sur le site d’une ancienne base de la Royal Air Force du sud du pays, dans le Wiltshire, ces nouvelles installations incluront un circuit de plus de 16 km servant à une foule d’essais dynamiques (haute vitesse, freinage, pentes fortement inclinées, conduite hors route, etc.).

Le projet prévoit également l’ajout d’espace de travail pour 2 000 personnes. Ce chiffre en dit long sur les objectifs à moyen terme, puisque le personnel, qui compte déjà 400 employés, en accueillera bientôt 300 autres.

Ce nouveau projet portera les dépenses entourant la transformation du site et des installations de Hullavington à environ 3,4$ millions, soit une parcelle du budget global de 3,4$ milliards alloué à ce projet par Dyson.
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C’est en septembre 2017 que ce projet a été dévoilé. Dans un long message publié sur Twitter, le fondateur de l’entreprise, James Dyson, révélait son existence, mais aussi le fait qu’il avait été amorcé trois ans plus tôt.

À l’époque, Dyson n’évoquait qu’un seul véhicule. Désormais, il en annonce trois.

Le premier est attendu en 2021. La rumeur veut qu’il s’agisse d’une automobile, ce que James Dyson n’a pas confirmé. En revanche, dans un article publié aujourd’hui par le quotidien londonien The Telegraph, il précise que ce véhicule visera une clientèle aisée, qu’il aura des dispositifs de conduite autonome et que son design sera « radical ».

On sait aussi qu’il sera doté d’une batterie au lithium-ion et qu’il sera produit à quelques milliers d’exemplaires seulement, ce qui contribuera à peaufiner les installations et le mode de production.

Le second et le troisième modèle (dont un qui s’alignerait sur le Range Rover), seront lancés par la suite. Destinés à une plus grande diffusion, ils auront une batterie à électrolyte solide. Ce type d’accumulateur procure une densité énergétique deux fois plus importante que les batteries au lithium-ion actuelles.

C’est d’ailleurs la société Sakti3 d’Ann Arbor au Michigan, acquise par Dyson en 2015, qui travaille à la mettre au point actuellement.

Jusqu’ici toutefois, on ignore si James Dyson, celui qui a fait grand cas de sa décision de ne plus fabriquer des aspirateurs qu’on branche sur une prise électrique à l’aide d’un fil, offrira des véhicules électriques qu’on recharge… sans fil !

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