Dans un futur encore indéterminé (comme c’est souvent le cas avec Volkswagen), la berline de luxe CC cédera sa place à une élégante nouveauté que le constructeur de Wolfsburg a nommée Arteon. Cette voiture a été présentée cette semaine au Salon de l’auto de Genève.

Cette nouveauté, qui s’inspire de la voiture-concept Sport Coupé GTE présentée au même endroit il y a un an, utilise la nouvelle plateforme MQB que partagent une grande variété de modèles de Volkswagen, de la voiture compacte Golf à l’imposant utilitaire Atlas, mais aussi diverses Audi, Seat et Skoda.

La silhouette élancée de sa carrosserie intègre parfaitement le hayon arrière d’un coffre transformable, dont le volume utile varie de 563 à 1 557 L. Cela constitue un bienfait important comparativement au coffre très contraignant de la CC, qui est limité à 374 L.

Cette qualité s’explique par des cotes plus généreuses. Par rapport à sa devancière, l’Arteon est plus longue (+60 mm), plus large (+16 mm), plus haute (+10 mm) et, surtout, elle a un empattement plus long (+130 mm). Et cela bénéficie au coffre, mais aussi aux occupants de la banquette arrière.

À Genève, le constructeur annonce trois moteurs à essence TSI, des 4-cylindres à turbocompresseur. L’Arteon à roues avant motrices d’entrée de gamme est proposée avec un moteur de 1,5 L et 150 ch jumelé à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports ou une boîte automatique à double embrayage DSG à 7 rapports. Des modèles plus cossus peuvent être munis d’un moteur de 2,0 L livrant 190 ch partageant la même boîte DSG.

Pour les versions livrées avec la transmission intégrale 4Motion, enfin, Volkswagen offre un 4-cylindres turbo de 2,0 L produisant 280 hp, également marié à la boîte DSG.

Trois moteurs turbodiesel TDI figurent également au catalogue européen de cette nouveauté.

Le constructeur mise sur trois nouveautés technologiques à la mode pour rendre l’Arteon populaire : des moyens de communication embarqués, qui maintiennent les occupants connectés à leur précieuse communauté; une ergonomie qui se veut intuitive misant, entre autres, sur l’Active Info Display, une interface entièrement numérique avec écran tactile en verre de 9,2 po doublé d’un système d’infodivertissement à commande gestuelle; enfin, de nouveaux dispositifs d’aide à la conduite offrant même certaines fonctions de conduite semi-autonome.

Parmi ces dispositifs d’aide à la conduite, le constructeur n’enorgueilli d’offrir un régulateur de vitesse adaptatif à contrôle de distance tenant compte des limites de vitesse (détectées par caméra) et des données du système de navigation.

À cela s’ajoute une nouvelle génération du système Emergency Assist, qui a été conçu pour intervenir en cas de défaillance du conducteur (lire : urgence médicale !). Il permet désormais à la voiture de se déporter automatiquement sur la voie de droite tout en ralentissant automatiquement, si la situation le permet.

L’Arteon sera assemblée à l’usine Volkswagen d’Emden, en Allemagne. Elle sera en vente dans son pays d’origine dès le mois de juin. Toutefois, on ne la verra pas en Amérique du Nord avant l’année prochaine et, à cause d’une arrivée sans doute tardive, elle sera millésimée 2019.

L’origine du nom d’une automobile peut parfois avoir de curieuses origines. Prenez le néologisme Arteon, par exemple. Il est bel et bien constitué des mots « art » et « éon ». Cependant, si le sens de la première particule est évident, celui de la seconde l’est beaucoup moins.

Selon le constructeur, « éon » ne réfère pas au dieu du même nom issu de la mythologie phénicienne, ni au chevalier d’Éon, un agent secret du roi Louis XV. Ces trois lettres n’évoquent pas plus la société de production qui réalise les films de la série James Bond, Eon Production, pas plus que la rivière du même nom qu’on trouve en Bretagne.

Non. Chez Volkswagen, on affirme plutôt qu’il s’agit d’un suffixe signifiant tout simplement « haut de gamme ». Pourquoi ? Évidemment à cause de l’association qu’on fait avec le nom de la Phideon, cette nouvelle grande berline de luxe qui est réservée au marché chinois et qui succède à la Phaeton.

Convaincu ?