Le constructeur japonais Subaru a levé le voile sur la Crosstrek de seconde génération aujourd’hui au Salon de l’auto de Genève. Esthétiquement proche du concept du même nom présenté à Montréal, en janvier, cette nouveauté partage une plateforme globale utilisée, entre autres, pour la nouvelle Impreza. Cette architecture lui procure un centre de gravité abaissé, devant favoriser son comportement routier, et une rigidité accrue de 70 %.

Sa nouvelle silhouette rappelle naturellement celle de l’Impreza 2017 à hayon, puisque la Crosstrek est une variante à garde au sol surélevée (220 mm plutôt que 130). De plus, ses dimensions changent à peine comparativement au modèle antérieur.

Son design rafraîchi est mis en valeur par de nouveaux blocs optiques avant et arrière, et par de nouvelles roues de 18 po (le modèle qu’elle remplace avait des roues de 17 po). Le nuancier de la carrosserie s’enrichit aussi de deux coloris : Gris kaki frais et Orange ensoleillé, une teinte qui rappelle la « couleur de lancement » de la XV Crosstrek 2013.

Millésimée 2018, la nouvelle Crosstrek a de nouveau un 4-cylindres à plat (ou « Boxer ») de 2,0 L à injection directe qui anime les quatre roues par le biais d’une transmission intégrale en prise constante. Le constructeur affirme cependant que près de 80 % des composantes du moteur ont été remaniées. Sa puissance passe d’ailleurs de 148 à 156 ch, mais son couple maximum demeure inchangé à 145 lb-pi.

Des améliorations apportées à la boîte de vitesses automatique à variation continue Lineartronic procurent une grande plage de rapports et, selon le constructeur, « plus de souplesse, de meilleures accélérations et une baisse de consommation ». Son mode manuel dispose désormais de 7 rapports plutôt que 6. De plus, le constructeur offrira de nouveau une boîte de vitesses manuelle pour son modèle d’entrée de gamme.

Pour accroître l’efficacité de cette voiture en conditions hors route, les modèles munis de la boîte Lineartronic auront désormais le système de contrôle de traction X-Mode. Il intervient, entre autres, sur le moteur, la transmission intégrale et les freins pour aider à maîtriser les pentes abruptes en contrôlant la vitesse en descente.

L’ensemble EyeSight, qui réunit divers dispositifs d’aide à la conduite, sera de nouveau proposé pour certaines versions. La nouvelle Crosstrek pourra aussi avoir des phares directionnels à projecteurs dotés d’une caméra monoculaire conçue pour passer automatiquement du faisceau de route au faisceau de croisement.

L’intérieur de la nouvelle Crosstrek s’apparente naturellement beaucoup à celui de l’Impreza 2017. On y trouve le même système d’infodivertissement avec écran tactile de 8 po. Cet intérieur se distingue toutefois de celui de l’Impreza par des surpiqûres orangées qui rehaussent le tableau de bord, les sièges et les panneaux de portières.

Rappelons qu’en peu de temps la Subaru Crosstrek est devenue un produit important de la gamme Subaru au Canada et aux États-Unis. Elle a terminé l’année 2016 à la troisième place du palmarès des ventes, derrière le Forester et l’Outback.

Appelée Subaru XV en Europe et en Asie, la Crosstrek 2018 sera en vente au Canada à la fin de l’été prochain.

On ne change pas avec une formule qui a du succès. Subaru l’a compris. La nouvelle Crosstrek ressemble donc beaucoup à l’ancienne, par sa silhouette générale, ses dimensions et ses performances. Le modèle 2018 améliore la recette tout simplement, heureusement sans gâter la sauce. Cela devrait permettre à la cote de popularité de cette voiture de se maintenir encore quelques années.