Uniquement avec la présence de GM au Québec ces vingt dernières années, il serait possible de monter un véritable cours d’histoire économique pour des étudiants universitaires des HEC.

Oublions les cycles économiques qui affectent de manière quasi égale les entreprises, ce sont les parts de marché de chacun qui représentent la véritable performance d’une marque ou d’un constructeur sur un territoire donné. Une performance d’autant plus importante que les parts de marché varient généralement peu d’une année à l’autre.

Il faut remonter au début des années 2000 pour retrouver GM en tête des constructeurs au Québec. Avec un peu moins de 25% au début du millénaire, la part du numéro un de Detroit a inexorablement fondu à un creux de 9,4% pendant trois années de suite, de 2012 à 2014.

Étrangement, sur notre petit marché de 8 millions d’individus, GM doit son retour au sommet au plafonnement du géant Toyota dont les parts de marché ont connu leur meilleur score pendant la récession de 2008-9, avec un peu moins de 15%.

De 12% en 2012, celles-ci ont ensuite décliné sous les 11% à partir de 2015. Chez les japonais, seul Nissan dirigé de main de maître par Carlos Ghosn a mieux progressé ces dernières années, passant de 5,7 à 8,3%. Honda quant à lui maintient ses parts à 9,5%.

Autre renversement de tendance, Ford qui était premier au Québec l’an dernier cède en 2017 sa place à GM. Quant à Fiat Chrysler qui s’est maintenu plusieurs années dans la tranche des 10 à 11% chute en 2017 à 8,7%.

En données brutes, les véhicules vendus par les constructeurs en 2017 (gain une année sur l’autre):

  • #1 GM: 58 240 véhicules (12,8%)
  • #2 Ford: 52 000 véhicules (-5,7%)
  • #3 Toyota: 49 700 véhicules (2,3%)
  • #4 Honda: 43 700 véhicules (0%)
  • #5 FCA: 40 200 véhicules (-11%)