Le constructeur coréen Hyundai tente une nouvelle percée dans le créneau des voitures « vertes » en lançant ce mois-ci les deux premières versions de sa nouvelle gamme de voitures compactes Ioniq : la version hybride et la version électrique. Une troisième version, l’hybride rechargeable (surnommée Ioniq électrique plus) s’ajoutera à la gamme d’ici la fin de l’année.

Avec la gamme Ioniq, Hyundai innove en offrant pour une même voiture le choix des trois types de motorisations les plus éconergétiques du moment : hybride classique, hybride rechargeable et électrique. Ce constructeur souhaite ainsi se distinguer de Toyota, qui s’est cantonné jusqu’ici dans les véhicules hybrides avec une gamme particulièrement étoffée dominée par la Prius, et de Nissan, qui a misé presque exclusivement sur le créneau des autos électriques avec la LEAF.

C’est avec une combinaison de prix concurrentiels et de performances attrayantes que les stratèges de Hyundai espèrent attirer une nouvelle clientèle et ravir certains clients à ses marques rivales.

Ainsi, l’Ioniq hybride est offerte à partir de 24 299 $, un prix 2 891 $ moins élevé que celui de la Toyota Prius, qui est offerte à partir de 27 190 $. L’Ioniq électrique, par ailleurs, est offerte à partir de 35 649 $, ce qui la situe entre la Nissan LEAF, dont le prix de base est 33 998 $, et la Chevrolet Bolt, que GM propose à partir de 42 795 $.

Hyundai offre plusieurs niveaux de dotation pour ces deux voitures :

  • Ioniq hybride Blue : 24 299 $
  • Ioniq hybride SE : 26 499 $
  • Ioniq hybride Limited : 29 749 $
  • Ioniq hybride Limited Tech : 31 749 $
  • Ioniq électrique SE : 35 649 $
  • Ioniq électrique SE + ensemble Climat froid : 36 849 $
  • Ioniq électrique Limited : 41 849 $

Pour toutes ces versions, des frais de préparation et de livraison de 1 705 $ s’ajoutent au prix de base.

De plus, au Québec, les Ioniq sont éligibles aux rabais consentis par le gouvernement à l’achat et à la location, et pour l’acquisition et la pose de bornes de recharge à haut débit.

Dans le cas d’un achat, par exemple, ce rabais se chiffre à 500 $ pour une Ioniq hybride et 8 000 $ pour une Ioniq électrique. On peut en apprendre davantage là-dessus en consultant le site gouvernemental vehiculeselectriques.gouv.qc.ca.

Il est important de noter que tous les concessionnaires Hyundai du Canada offriront l’Ioniq hybride, mais pas la version électrique. Cette dernière ne sera offerte qu’au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique, les trois provinces où des incitatifs à l’achat sont offerts, et seulement par les concessionnaires ayant des bornes de recharge (concessionnaires qu’il est possible d’identifier, non sans difficultés, dans le site Internet du constructeur) et des techniciens formés pour réparer ces véhicules.

La Hyundai Ioniq hybride est munie d’un moteur à essence de 1,6 L et d’un moteur électrique de 32 kW. Ce groupe motopropulseur, qui est jumelé à une boîte automatique à double embrayage à 6 rapports (une première pour un véhicule hybride), donne une puissance nette de 139 ch et une consommation moyenne de 4,4 L/100 km (4,1 L dans le cas du modèle Blue), affirme le constructeur. Selon les conditions du moment, cette voiture peut être entraînée par son moteur à essence, son moteur électrique, ou les deux en même temps, même à vitesse d’autoroute.

À titre de comparaison, la Toyota Prius dispose d’un 4-cylindres de 1,8 L et d’un moteur 53 kW qui procurent une puissance nette de 121 ch et une consommation moyenne de 4,5 L/100 km.

L’Ioniq électrique, de son côté, est munie d’un moteur électrique de 88 kW alimenté par une batterie au lithium-ion-polymères de 28 kWh qui donnent une autonomie optimale de 200 km, selon le constructeur.

La Nissan LEAF, pour sa part, a un moteur de 80 kW et une batterie de 30 kWh donnant une autonomie de 172 km, alors que le Chevrolet Bolt avec son moteur de 150 kW et sa batterie de 60 kWh aurait une autonomie de 383 km.