ALLONSY, KILO, BATMAN1… Autant de combinaisons de lettres et de chiffres qui témoignent de la grande variété des messages que des automobilistes affichent désormais sur leur véhicule.

Quelques autres exemples trouvés sur une nouvelle page Facebook consacrée aux plaques d’immatriculation personnalisées au Québec :

  • Sylvie Carrière, sans doute une fan du célèbre film de Disney avec Julie Andrews, a opté pour POPPINS
  • Elsa Vib a réussi à obtenir une combinaison sans doute très convoitée : IMAGINE
  • Patrice Bellemare y est allé pour la simplicité : 0123
  • Jason Gilbert, lui, a fait un bien drôle de choix : UTERUS
  • Yves Lapointe est bien heureux de sa plaque PRELUDE, pour sa Honda… Prelude!
  • Lino Tremblay est peut-être un amateur de corneilles, avec sa plaque CROW
  • Jean-François Tremblay a frappé dans le… 1000!

« C’est très diversifié », confirme Sophie Roy, porte-parole de la SAAQ, précisant que plus de 4000 plaques ont déjà été livrées – et 1300 ont déjà été activées.

Les prénoms et noms de famille sont évidemment très populaires. Bien des combinaisons évoquent par ailleurs l’intérêt du propriétaire de la nouvelle plaque, par exemple pour des activités de loisirs et des vedettes du sport.

HeapMedia488391

En date du 16 août, près de 17 000 demandes de plaques personnalisées ont été acheminées en ligne sur le site de la SAAQ. Sur ce nombre, environ 3500 ont fait l’objet d’un refus pour différentes raisons. Soit que la combinaison souhaitée avait déjà été réservée ou qu’elle ne réponde pas aux critères, tout de même assez exigeants, établis par la SAAQ.

« Le ratio de demandes acceptées se maintient autour de 80 %, souligne Sophie Roy. Celle-ci rappelle qu’au-delà du système automatisé qui refuse une combinaison non-conforme, un comité effectue aussi une vérification dans certains cas moins évidents.

Par exemple, même si la très grande majorité des combinaisons demandées sont en français ou en anglais, certaines sont dans une langue étrangère, ce qui nécessite parfois une attention particulière pour confirmer qu’elles n’expriment pas une idée obscène ou toute autre allusion prohibée.

HeapMedia488389

Une fois qu’il reçoit sa nouvelle plaque, le détenteur doit l’activer avant de l’apposer sur son véhicule. Tout comme la demande, ce processus s’effectue en ligne.

Quant à l’ancienne plaque, la SAAQ recommande qu’elle soit rapportée à l’un de ses bureaux. « On s’assure ainsi qu’elle soit recyclée et surtout qu’elle ne se retrouve pas sur le marché », explique Sophie Roy, évoquant une éventuelle utilisation frauduleuse.

Cela dit, la combinaison inscrite sur l’ancienne plaque restera associée au dossier de son détenteur. En respectant certains délais, celui-ci pourrait même la réutiliser éventuellement, si jamais il ne veut plus afficher sa plaque personnalisée. On sait que les goûts changent parfois…

Après un départ canon, au point où la plateforme web consacrée à ce nouveau service a planté, la SAAQ constate bien sûr un ralentissement dans le nombre de demandes.

Ainsi, du 1er au 14 août, on a enregistré une moyenne quotidienne de 278 requêtes – beaucoup moins que les 12 000 demandes acheminée lors des deux premiers jours.

Pour la SAAQ, le seuil de rentabilité de ce nouveau service serait atteint à partir de 23 000 plaques vendues. Avec un potentiel de 5,5 millions de véhicules au Québec il y a de la place pour développer… encore que les automobilistes doivent être prêts à payer 250 $ plus des frais annuels de 35 $.