D’abord, rappelons brièvement la suite des événements. En début de semaine, la firme chinoise Great Wall confirmait son intérêt envers la bannière Jeep. Sa présidente, Wang Fengying, expliquait même aux membres du magazine Automotive News que des membres de son équipe discutaient présentement avec des représentants du groupe FCA et qu’ils évaluaient du même coup si une transaction était réalisable ou non.

La revue Financial Times ajoutait même que Great Wall était prête à acquérir non seulement Jeep, mais tout le groupe FCA.

Chez FCA, on mentionnait n’avoir eu aucun contact avec Great Wall.

Cette dernière affirmation allait s’avérer véridique, puisque le lendemain, l’entreprise chinoise nuançait ses propos concernant son intérêt envers Jeep et niait même avoir eu des discussions avec ses dirigeants.

Tout pour nous mettre en confiance.

Ce matin, on apprend plutôt que le groupe FCA voit la bannière Jeep comme un pilier important de sa relance. Les rumeurs les plus persistantes font plutôt état de la liquidation des bannières Fiat et Alfa Romeo, ainsi que de leurs actifs, afin de soulager les finances de l’entreprise et, du coup, la rendre plus attrayante pour un partenaire éventuel.

Et ce futur partenaire que FCA recherche, clairement, aurait peu d’intérêt dans le groupe si Jeep n’y était plus.

En 2018, on prévoit que Jeep écoulera deux millions de véhicules à travers le monde. Il y a deux ans seulement, on franchissait la barre du million pour la première fois. Lorsque Fiat a acquis Jeep en 2009, il se vendait 300 000 unités annuellement.

Selon le grand patron de FCA, Sergio Marchionne, ce sont sept millions de Jeep qui pourraient éventuellement être écoulés chaque année. La prévision est optimiste, mais qui aurait cru que la firme triplerait ses ventes entre 2009 et 2018 ?

Selon la firme Morgan Stanley, la valeur actuelle de Jeep est d’environ 27 milliards de dollars américains. Quiconque mettrait la main sur Jeep en ce moment ferait une excellente affaire.

Le groupe FCA est probablement le premier à le reconnaître et voilà pourquoi on a remis les pendules à l’heure. La division ne serait pas à vendre.

Et si elle l’était, soyez certains d’une chose. Les joueurs intéressés seraient nombreux. Très nombreux. Il serait utopique de croire qu’une seule firme démontrerait de l’intérêt pour ce qui est une des marques les plus reconnues à travers le monde.

Nous continuerons de suivre cette saga de près. Eh oui, il faut parler d’une saga, car on ne sait plus trop qui croire dans cette histoire. En terminant, souvenons-nous de la déclaration de Sergio Marchionne en avril dernier. Il avait alors déclaré à propos des bannières Jeep et Ram : faites-moi une offre que je ne pourrai refuser.

À ce compte-là, tout est à vendre.