La consommation de carburant est, comme vous le savez, devenue un élément crucial lorsqu’est venu le temps de magasiner son prochain véhicule. Ce n’est pas pour rien que le mot « électrique » est sur toutes les lèvres – encore plus au Québec avec l’abondance d’énergie renouvelable.

Les véhicules hybrides sont peut-être moins en vogue que les véhicules rechargeables – j’inclue également les hybrides enfichables dans ce créneau –, mais ils méritent qu’on s’y attarde encore un peu, ne serait-ce que parce que la facture d’essence est moins salée, mais aussi parce qu’une hybride n’a pas besoin d’être rechargée. Au-delà de la motorisation essence-électrique, un véhicule hybride fonctionne comme n’importe quelle voiture conventionnelle. Il n’y a donc pas de contraintes d’autonomie.

Depuis le tournant de l’an 2000, la Toyota Prius est LA voiture hybride par excellence à l’échelle planétaire. Si Toyota voulait créer de toutes pièces une marque « verte », Prius serait assurément son nom. Pourtant, le modèle de l’hybride nipponne a maintes fois été copié, mais jamais celle-ci n’a été inquiétée sur sa suprématie.

Les deux constructeurs coréens qui ont pignon sur rue en Amérique du Nord ont l’intention de changer l’opinion publique à ce niveau avec deux offensives bien différentes. Chez Hyundai, la nouvelle IONIQ est déjà disponible en saveur hybride ou électrique et la troisième variante, hybride enfichable, est en route d’ici la fin de l’année. Chez Kia, c’est au Niro que revient la tâche d’enlever des ventes à la « meilleure hybride au monde ».

Ce petit multisegment est arrivé chez nous au mois de mars dernier et on commence à l’apercevoir dans la circulation lourde. J’ai récemment pu essayer le plus hybride des modèles Kia, ce qui m’a permis de déceler quelques points qui le distinguent des autres.

Ce qui saute aux yeux à la vue de ce multisegment, c’est qu’il n’adopte pas une silhouette propre aux authentiques hybrides. Si l’écusson « HYBRID » sur le coffre ne vendait pas la mèche sur la vocation de ce dernier, le Niro passerait inaperçu dans cette marée de VUS et autres utilitaires. À ce compte, il faut l’avouer, le nouveau venu de Kia est peut-être trop discret lorsque comparé aux autres modèles de la marque.

Bon, cette livrée SX Touring commande tout de même 32 995 $, ce qui est loin d’une aubaine, mais un bref coup d’œil aux autres livrées moins équipées confirme qu’il est possible de s’asseoir derrière le volant d’un Niro L pour 24 995 $, soit le modèle de base.

Kia et Hyundai font déjà appel à cette boîte de vitesses à bord de l’Optima et de la Sonata en version hybride bien sûr! Mais, dans le créneau des voitures hybrides, la grande majorité d’entre eux utilisent des boîtes CVT. Voilà une solution tout à fait appropriée pour ce genre de véhicule, mais qui s’avère ennuyante à la longue.

La puissance totale du groupe motopropulseur n’est que de 139 chevaux-vapeur, mais en revanche, le couple disponible est beaucoup plus intéressant pour les dépassements sur l’autoroute.

En réalité, l’édition SX Touring est supposée enregistrer une moyenne de 5,4 L/100 km. Mon résultat a été de 5,8 L/100 km, ce qui n’est pas trop loin de l’objectif. Notez toutefois que les versions moins cossues enregistrent de meilleurs résultats à la pompe, à cause de leur poids réduit. Par exemple, le modèle L est capable d’enregistrer une moyenne de 4,6 L/100 km… en théorie! Bref, ce qu’il faut retenir ici, c’est que le modèle luxueux n’est pas le plus frugal.