À l’instar de ses camionnettes de la Série F, Ford a choisi de doter l’Expedition 2018, son utilitaire grand format, d’une carrosserie tout aluminium mariée à un châssis en acier à haute résistance. Cette nouveauté sera en vente à partir de l’automne.

C’est au centre d’entraînement des Cowboys de Dallas, de la Ligue nationale de football, que cette version modernisée du plus gros utilitaire de Ford a fait ses débuts hier dans le cadre d’un événement spécial réunissant un petit groupe de journalistes.

Le constructeur de Dearborn a ainsi ignoré l’avant-première des médias du Salon de l’auto de Chicago, qui débute demain. Ford avait fait de même avec la Mustang 2018 à l’époque du Salon de Détroit.

Ce nouvel utilitaire sera toutefois exposé à Chicago pour le grand public. Il sera également présenté au public torontois, en première canadienne, dans le cadre du Salon de Toronto, qui ouvre ses portes le 17 février.

En adoptant ce type d’architecture, Ford affirme avoir réussi à retrancher 136 kg au poids de ce mastodonte, qui pèse entre 2,5 et 2,7 t.

Par ailleurs, l’Expedition 2018 sera de nouveau propulsé par un V6 EcoBoost de 3,5 L qui bénéficiera d’un dispositif d’arrêt-démarrage automatique au ralenti servant à réduire sa consommation de carburant. Dans le même but, ce moteur sera jumelé à une boîte de vitesses automatique à 10 rapports. Le modèle 2017 avait une boîte à 6 rapports.

Ce boîte de vitesses est commandée par un sélecteur rotatif électronique logé sur la console centrale plutôt qu’un levier d’allure traditionnelle.

Le constructeur n’a toutefois pas précisé aucune cote relative à la puissance du moteur, à la consommation de carburant, ou aux capacités de charge et de remorquage.

En présentant l’Expedition 2018, Ford a préféré mettre en valeur ses nouveaux dispositifs de connectivité et d’aide à la conduite.

Ainsi, cet utilitaire sera le premier véhicule de Ford qui pourra être équipé d’un système de recharge sans fil pour appareils électroniques (téléphones, tablettes, etc.). Ce système sera intégré à la console centrale. Il pourra également avoir un système de point d’accès Wi-Fi capable de prendre en charge 10 appareils en même temps, jusqu’à 15 mètres de distance du véhicule.

Pour autant d’appareils, on a prévu de nombreuses sources d’alimentation électrique : quatre prises de courant de 12 V, six fiches USB et une prise de courant de 110 V.

Son système d’infodivertissement Sync 3 sera désormais compatible avec les interfaces CarPlay d’Apple et Android Auto. De plus, le système Sync Connect permettra au propriétaire de se connecter à distance à diverses fonctions du véhicule comme le démarrage, le verrouillage et déverrouillage, de même que la localisation du véhicule.

Parmi les dispositifs d’aide à la conduite, ce véhicule pourra être muni notamment d’un système de stationnement assisté, d’un ensemble de caméras couvrant l’ensemble du périmètre du véhicule, d’un système de surveillance des angles morts, d’un système de maintien de voie, d’un régulateur de vitesse adaptatif et d’un système d’anticipation de collisions capable de détecter des véhicules et des piétons.

Comme pour le modèle 2017, l’habitacle du nouvel Expedition peut être aménagé pour 7 ou 8 personnes. Ce véhicule sera le premier de sa catégorie à avoir des sièges ou une banquette médiane capables de s’incliner et de coulisser pour faciliter l’accès à la banquette arrière, même lorsqu’un siège d’appoint pour bambin y est installé.

De plus, rabattant les dossiers des deux rangées arrière de sièges, il sera toujours possible de charger des feuilles de contre-plaqué de 4 x 8 pi à plat dans l’aire à bagages.

Le constructeur a aussi reconduit le module de rangement amovible faisant office de tablette dans l’aire à bagages lorsque les deux rangées arrière de sièges sont en place. Ce module procure un espace de rangement adapté aux petits objets et sa conception les empêche de tomber lorsque le hayon est ouvert, même si le véhicule est garé en pente. Cet accessoire pratique est cependant réservé à l’Expedition Max, la version à empattement long de l’Expedition.

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Ford proposera quatre niveaux de dotation pour l’Expedition à empattement court : pour le grand public, il s’agit des XLT, Limited, Platinum, alors que les acheteurs de véhicules de parcs pourront également opter pour l’Expedition SSV, une version dégarnie. Dans le cas de l’Expedition Max, le modèle à empattement long, seules les versions Limited et Platinum seront offertes.

L’Expedition n’est pas un modèle dont on entend parler souvent. Sa dernière refonte remonte à 2006, année où avait été lancée l’Expedition 2007. La popularité de cet utilitaire a considérablement chuté depuis 1999, lorsque ses ventes annuelles aux États-Unis avaient culminé à 233 125 unités.

On observe cependant un léger regain d’intérêt chez nos voisins du sud depuis sept ans. De 2009 à 2016, les ventes annuelles de ce modèle ont augmenté de presque 90 %, en passant de 31 655 à 59 835 unités.

Au Canada, on observe une tendance à la hausse similaire, mais à plus petite échelle, alors que les ventes ont bondi de 1 584 unités en 2009 à 3 729 unités l’an dernier.

L’Expedition est assemblé à l’usine de camions Ford de Louisville, dans le Kentucky, où sont également assemblées des camionnettes de la Série F.

En 2016, cette usine a produit 75 814 Expedition, soit 30 % de plus que l’année précédente. De ce lot, 59 835 véhicules ont été livrés aux États-Unis et 3 729 au Canada. La majorité des autres véhicules a été exportée dans les pays du Moyen-Orient.