Avant de vous révéler le punch (… ok, la photo ci-haut vient de le faire…), voici d’abord quelques statistiques sur la progression – ou pas – du vol automobile au Québec. Parce qu’on aime ça, les chiffres, non?

Bonne nouvelle: selon le Groupement des assureurs automobiles (GAA), la fréquence des sinistres a drastiquement chuté au Québec au cours de la dernière décennie.

Ainsi, de 2006 à 2016, le risque d’un vol automobile dans la Belle Province est passé de 0,45% à 0,11% – une radicale chute des trois quarts.

Donc, on se fait moins voler nos véhicules.

Certes, le coût d’un sinistre relié au vol automobile a augmenté de 29% en dix ans: il est passé d’une moyenne de 13 695$ en 2006 par méfait à 17 612$ l’an dernier.

(Notez que 2016 affiche quand même une réduction de 1% versus 2015, une première baisse à ce chapitre depuis 2011).

Mais voilà: comme on se fait moins voler nos véhicules, la somme totale des règlements de sinistres a allègrement chuté. Si, en 2006, les assureurs du Québec ont dû verser 219$ millions à leurs clients victimes d’un chapardage automobile, ils n’ont eu «qu’à» débourser 80$ millions l’an dernier.

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C’est là le reflet exactement proportionnel de la réduction des vols automobiles au Québec. Et… tout comme vous, nous nous demandons comment il se fait que nos primes d’assurance, elles, n’aient pas diminué d’autant.

Faudra sans doute attendre la démocratisation des véhicules autonomes pour qu’ainsi, le facteur «accident» n’entache plus nos bulletins de conduite…

Pendant ce temps, les brigands ne chôment pas – et encore l’an dernier, ils ont prouvé qu’ils ont les camions dans le collimateur québécois.

En effet, des 25 modèles les plus prisés par les malfaiteurs, les trois quarts sont des utilitaires ou des camionnettes. Quel modèle se retrouve en tête de palmarès?

Roulements de tambour, fini le suspense: c’est le Toyota 4Runner d’année-modèle 2016. Avec une fréquence de vol de 12,72%, c’est dire que l’utilitaire japonais a plus d’une chance – pardon, plus d’un risque! – sur dix de se faire voler.

Voilà qui est deux fois plus élevé que pour le second modèle à s’inscrire au palmarès et nous nommons… un autre produit de Toyota: la camionnette Tundra, cette fois d’année-modèle 2015.

Le GAA fait remarquer que seuls les modèles comptant au moins une centaine d’exemplaires assurés au Québec sont considérés dans ce classement.

À eux seuls, les camions Toyota (et Lexus) occupent dix positions de l’infâme liste. Certes, les camionnettes de facture américaine sont également populaires auprès des détrousseurs automobiles, mais vous noterez dans le tableau ci-dessous que ces Ford F250 et GMC Sierra convoités sont surtout d’années-modèles âgées.

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