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CAA-Québec revient pour la quatrième année consécutive avec son palmarès Les pires routes. Le grand public est invité à voter directement sur la page piresroutes.com. Pas moins de 25 000 votes ont été enregistrés lors des trois premières éditions de ce sondage qui, s’il n’a pas de prétention scientifique, permet tout de même de sensibiliser les autorités concernées par les horreurs du réseau routier.

« C’est une occasion unique de leur livrer un message : on veut un réseau routier efficace, sécuritaire… et voici où il reste du travail à faire! », explique Sophie Gagnon, vice-présidente communications et affaires publiques chez CAA-Québec. « C’est pire ou c’est mieux qu’avant? Peu importe. L’entretien du réseau routier doit demeurer une priorité ».

Pour les automobilistes, l’avantage financier est incontestable. Un sondage réalisé en 2016 par la CAA nationale démontrait que 30 % des automobilistes québécois avaient dû payer, dans les cinq années précédentes, entre 100 $ et 500 $ pour réparer leur véhicule après avoir roulé dans un nid-de-poule. À l’échelle du Canada, les nids-de-poule entraîneraient annuellement 1,4 milliard $ en dommages aux automobiles.

Le gouvernement québécois admet lui-même que la moitié de nos routes sont en « mauvaise » ou « très mauvaise » condition et que leur remise dans un état acceptable coûterait au bas mot 14,7 milliards $! Quand on sait que refaire une route après 15 ans coûte 250 fois plus cher que de réaliser un entretien préventif assidu, le choix devrait être facile à faire…

La Fédération québécoise des municipalités se sent bien sûr concernée par la campagne Les pires routes, puisque les citoyens se tournent généralement vers leurs élus municipaux pour réclamer un meilleur entretien des routes.

« Pour que le réseau routier soit sécuritaire et de qualité, le gouvernement devra maintenir et accroître ses investissements au cours des prochaines années », prévient son président Jacques Demers.

Et même si Québec a annoncé dans son dernier budget 50 millions $ de plus par année pour le programme Réhabilitation du réseau routier local et le Programme d’aide à l’entretien du réseau routier local, il ne faut pas oublier que ce dernier n’avait pas été indexé depuis 1993…

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Pendant un mois, soit d’ici le 25 mai, tous les usagers de la route, qu’ils soient automobilistes, piétons, cyclistes, camionneurs ou chauffeurs de taxi, peuvent en ligne voter pour leur pire route. Par la suite, CAA-Québec publiera son palmarès et communiquera avec les responsables de chacune des routes du top 10 afin de connaître leurs intentions.

Lors de l’édition 2017 de la campagne Les pires routes, ce sont surtout des chemins secondaires, de responsabilité municipale, qui avaient été ciblés par les « électeurs ».

Six mois plus tard, CAA-Québec avait constaté qu’à peine 4,5 millions $ avaient été investis ou planifiés pour corriger ces cas-problèmes. «On le sait, on voudrait bien, mais l’argent manque et nous avons besoin d’aide», laissaient alors entendre les villes concernées, souvent de petites municipalités.

1- Chemin Kilmar, Grenville-sur-la-Rouge (Laurentides)
2- Chemin Newton, Mascouche (Lanaudière)
3- Boulevard Gouin est, Montréal (Montréal)
4- Rue Principale Sainte-Julie (Montérégie)
5- Montée du Bois-Franc, Saint-Adolphe-d’Howard (Laurentides)
6- Avenue d’Estimauville, Québec (Capitale Nationale)
7- Chemin Saint-Thomas, Sainte-Thècle (Mauricie)
8- Route de la Baie James, Baie-James (Nord du Québec)
9- Traverse de Laval, Lac Beauport (Capitale Nationale)
10- Route du Portage, La Martre (Gaspésie/Iles-de-la-Madeleine)

En première position, le Chemin Kilmar faisait déjà partie des deux premiers palmarès en 2015 et 2016! On évalue à 1 million $ l’investissement nécessaire à court terme pour rendre cette route carrossable.

Vous pouvez consulter les détails du top 10 des trois premières années de la campagne sur le site de CAA-Québec.

Alors, à vos souris, à vos claviers et à vos écrans pour établir le palmarès 2018 Les pires routes. Et vous ferez d’une pierre deux coups puisque, cette année, CAA-Québec remettra 25 ¢ par vote (jusqu’à concurrence de 3 500 $) à sa Fondation en sécurité routière, pour le développement du programme des brigadiers scolaires.
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