Nous vous reviendrons en début de semaine avec les détails concernant le premier, mais en attendant, quelques mots sur l’addition à la gamme MX-5.

C’est l’an dernier qu’a été présentée la dernière génération de la MX-5, un véhicule dont les débuts remontent à 1990. Jusqu’à présent, nous n’avions droit qu’à une approche en matière de style, soit la décapotable à toit souple.

La RF vient en ajouter une avec son toit rigide. L’idée n’est pas nouvelle. Rappelez-vous, il y a quelques années è peine, Mazda proposait, en plus de sa version à toit souple, une variante à toit rigide rétractable.

Cependant, pour cette nouvelle génération, on a voulu faire les choses autrement.

En fait, cette RF n’est pas une décapotable à toit rigide rétractable. Il s’agit davantage d’un coupé à toit rétractable. Nuance.

La différence? Le toit rigide d’une décapotable, ça se recroqueville généralement dans le coffre en amputant le volume de chargement de ce dernier. Ce faisant, la voiture prend l’allure d’une vraie décapotable. Là, les penseurs du groupe Mazda n’ont pas voulu sacrifier ce précieux volume et y sont allés d’une approche différente. On a ainsi droit à un toit qui se rétracte en partie seulement. La section centrale va se blottir derrière les passagers, à l’endroit où le toit souple s’installe lorsqu’on le rabat. Le reste du toit de la RF, qui se tasse pour permettre à la partie centrale de se replier, reprend sa place lorsque l’opération est terminée.

Le résultat? Une décapotable de type Targa. À bord, l’impression de piloter une décapotable y est, mais la sensation est différente, accentuée qu’elle est par la présence des piliers derrière soi.

Pour le reste, ce ne sont pas les 56 kilos ajoutés au poids du modèle qui viennent en modifier le dynamisme. La MX-5 RF se comporte comme sa cousine sans suffixe et pour noter quelques différences au niveau des performances, il faut sortir le chronomètre, et encore.

Voilà une excellente nouvelle, car une MX-5 moins dynamique, ce ne serait plus une MX-5.

Pour y aller de données plus techniques, Mazda explique avoir légèrement retouché les suspensions de cette version afin qu’elles tiennent compte du poids qui a été ajouté au modèle. C’est particulièrement perceptible à l’arrière et lorsqu’on accélère à fond en virage, on sent la voiture plus stable. En fait, elle pardonne davantage et n’a pas tendance à décrocher aussi rapidement.

Mécaniquement, rien n’a changé alors qu’on a droit au 4-cylindres de 2 litres et 155 chevaux des autres déclinaisons. Nous profitions d’une boîte manuelle à six rapports pour ce premier contact, mais une transmission automatique aussi à six vitesses est livrable.

On a aussi apporté de petites modifications à la direction, surtout pour harmoniser la sensation qu’elle dégage à celle avancée par le reste de la voiture. On sent une plus grande légèreté au centre du volant et toutes les manœuvres semblent requérir moins d’efforts.

Moins pour les puristes, cette MX-5 RF? Un tantinet, oui.

Un élément reste à vérifier, cependant. Les gens de Mazda nous ont rappelé que sur les versions GT, il y avait de petites différences entre les suspensions livrées au Canada et aux États-Unis. L’information de presse qui nous a été servie faisait état des ajustements ci-haut mentionnés, mais sur le site de Mazda Canada, on ne voit pas cette nuance.

Quant à l’habitacle, il est évidemment plus silencieux lorsque le toit est fermé. Quant à ce dernier, différents matériaux le composent, dont l’aluminium, l’acier et un amalgame de produits composites, dont du plastique bio.

Pour ce qui est du ballet mécanique qui lui permet d’entrer et de sortir de son cocon, il faut compter une douzaine de secondes. L’opération peut être effectuée en roulant, mais à moins de 10 km/h.

Tant qu’à y être…

Enfin, au niveau du prix, il faut déposer 38 800 billets verts pour profiter de cette version RF en configuration GS; 42 400 avec le groupe GT. C’est quelque 2000 $ supplémentaires par rapport aux versions à toit souple.

La voiture se pointe chez les concessionnaires au moment d’écrire ces lignes. Si la conduite est similaire, l’enveloppe est différente.

Pour ce qui est de notre verdict, il est simple. Mazda mentionne vouloir rejoindre un auditoire différent avec cette variante et là-dessus, nous croyons qu’elle voit juste. Elle prend un risque, cependant, car tout va se jouer là-dessus.